La magie guatémaltèque

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Guatemala (15)_compressedLe lac Atitlan, 100 km² et par endroit profond de 200 mètres, est nommé par plusieurs écrivains et voyageurs comme « le plus beau du monde » (Aldous Huxley, 1932) est entouré de trois impressionnants  volcans: le Toliman (3158 mètres), Atitlan (3527) et San Pedro (3020). Si l’on y ajoute la belle Antigua elle aussi entourée de trois volcans, et l’ombre du Pacaya lorsqu’on atterrit à la capitale, les plus belles images du Guatemala sont gravées par la présence de ces présences majestueuses de la nature. Puis c’est de Solola ou encore le fameux Chichicastenango où les touristes se trouvent plutôt en minorité et perdus dans ces joyeux bals de marchands et de costumes traditionnelles multicolores, un moment irréel qui est sûrement le plus fort du périple.

Le Guatemala est un pays de contraste, se plait à répéter mon guide Manuel. Sans vouloir le contrarier, je préfère dire que c’est un pays varié, un peu à l’image de l’Equateur. En une dizaine de jours, le voyage permet vraiment de découvrir tous les jours des choses différentes les unes les autres. Il y a sept régions : Oriente, Verapaces, Altiplano, Petén, Izabal, Pacifique et Capitale.

L’Oriente : La Sierra de las Minas a moins de volcans, mais les extractions minières sont la spécialité de cette région à l’est de la capitale. Dans certaines portions, on trouve des quartzs ou encore de l’obsidienne au bord de la route. La ville de Chiquimula avec un très beau marché (il n’y a pas d’indiens) se trouve sur la route vers le Honduras : le paysage est ici vallonné, les montagnes sont plutôt basses, la population est de majorité métisse et l’économie repose sur l’exploitation des mines de pierres.

Les Verapaces et sa nature incluent Coban, une région très verte et peu peuplée, quadrillée de nombreux rios, un peu comme le Petén.

L’Altiplano se situe à l’ouest du pays est occupé exclusivement par les descendants de Mayas avec leur culture vivante. Le paysage est magnifique, volcans et lacs, plantations tirées au cordon à perte de vue : la terre donne et les hommes travaillent. C’est aussi ici qu’on trouve les plus beaux marchés de l’Amérique Latine, la population se compose uniquement d’indiens qui vivent de l’agriculture. Ils bichonnent la terre comme un ouvrier pour ses outils ou un chauffeur pour sa voiture et la terre leur rend du meilleur d’elle-même. Très fertile, elle donne maïs, fruits, légumes, café et autres herbes à profusion. Il n’y a pas un lopin qui n’est pas cultivé, même sur les hauteurs des flancs de montagne.

Au nord, enclavé entre le Mexique et le Belize, se situe le Petén, terre archéologique du monde Maya perdu. Difficile d’accès, c’est ici qu’on trouve le mythique Tikal, mais aussi beaucoup d’autres sites encore enfouillis sous la végétation comme Sayaxché, Ceibal ou encore d’autres accessibles par des pistes ou par la marche de quelques jours comme El Mirador. L’économie se nourrit du tourisme, sinon l’agriculture dans la région est autosuffisante pour la population.

La région Izabal, la côte Caraïbe (Livingston), est un mélange d’embouchure de rio, de lacs, de jungle tropicale, peuplé des garifunas, descendants des esclaves noirs caribéens. C’est aussi le grand port d’où partent bananes et café guatémaltèque à côté de Puerto Barrios.

La côte Pacifique est encore une région différente, les gens vivent un peu de tourisme, sinon de l’agriculture, mais c’est encore loin du tourisme de masse.

La capitale Guatemala, incluant Antigua se caractérise par une population métissée, qui prospère grâce au tourisme, aux services et aux commerces.

P1010916Pour un pays dont la superficie représente un cinquième de la France pour 15 millions d’habitants, la densité n’est pas encore un problème. Si l’on compare avec le Honduras voisin, à peu près la même superficie mais avec seulement 6 millions d’habitants, on réalise que les Guatémaltèques, catholiques croyants et pratiquants, devront repenser leur gestion démographique face à un planning familial inefficace : la moyenne d’enfants par famille est élevé (4 enfants par femme), sans parler des jeunes qui commencent très tôt à faire des enfants. Heureusement que la terre est fertile et les Guatémaltèques travailleurs. Donc il n’y a pratiquement pas de régions sauvages au Guatemala, sauf dans le Petén (Tikal et Florès), difficile d’accès jusqu’à il y a pas si longtemps.

Les routes sont de meilleur état à ce jour, toutefois beaucoup de camions circulent surtout sur l’axe Guatemala – Puerto Barrios. Ce sera bien de programmer la sortie à Coban puis monter à Puerto Barrios en week-end, il y aura un peu moins d’affluence. Un voyage au Guatemala se fait en sur-mesure, individualisé de préférence.

Le monde Maya guatémaltèque reste encore bien vivant avec ses traditions, on peut aussi détecter plusieurs facettes : certains vivent de manière moderne à la capitale, d’autres continuent à perpétuer la tradition depuis des ancêtres sur l’Altiplano. Il y a trois principaux groupes : K’iché, Kaqciquel et Achi, chacun a leur langue, leur folklore, même s’ils partagent l’héritage ancestral dans les expressions religieuses, musicales, chorégraphiques, alimentaires et autres.

Les Kaqchiquel sont à Solola (fête Nim Ajij 15 Août), Panajachel, Santa Catarina Palopo (les femmes portent le huipil et les hommes les pantalons aux dessins spécifiques), san Antonio Palopo, village d’agriculteurs and the productionof maguey mats and fiber goods which are woben from reeds harvested from the lake.

Les Tz’uttujilse basent à Santiago Atitlan (et d’autres comme San Lucas Toliman, San Pedro, San Juan, Santa Ana, San Pablo, San Marcos et Santa Cruz La Laguna), le plus grand village autour du lac. Ce sont des artistes de la peinture naïve avec des tons très vifs. La femme s’habille ont une coiffe très spéciale.

Les K’iché sont basés à San Tomas Chichicastenango, le célèbre marché. On assistera aussi à la messe chantée au rythme des marimba, observera les rites Mayan-Chrétiens sur les marches de l’église San Tomas, ou encore aller à Pascual Abaj pour voir le rituel des prêtres mayas. Les K’iché sont aussi au département de Totonicapan : San Miguel avec ses ateliers de textiles, de jouets en bois ou encore de poteries, Momostenango est connu pour ses couvertures en laine ou ses célèbres ponchos de Momostenango. San Francisco el Alto est connu pour son marché du vendredi, Andres Xecul pour la façade peinte de motifs de textile huipil de son église, ou encore l’église de San Cristobal et ses riches retables dorés.

Et enfin, les K’iché sont basé dans le département de Quetsaltenango (2e ville du pays), surtout dans les villages de Salcaja (production de ikat, knot-tie dye et l’église de San Jacinto, la première église construite au Guatemala), de Zunil (textile), de Almolonga au bord du rio Samala.

Les Mam sont basés à Huehuetenango. En haut des la chaîne de Cuchumatanes se dresse le village de Todos Santos Cuchumatan, surtout connu pour ses costumes très colorés et sa fête des Morts.

Les Mam d’origine Kakchiquel d’origine se base à Chimaltenango (la Sierra Madre) et les villages de Santa Apolonia (céramiques), de Comalapa (peinture) et de Patzun avec les célébrations de Corpus Cristi la première semaine de Juin.

Les Q’eqchi ou Kekchi (Quiché) sont basés dans le département Alta Verapaz (chef lieu Coban) : les villages de San Pedro Carcha et de Tactic sont connus pour leurs bijoux en argent ; San Juan Chamelco est connu pour le textile qui utilise une technique spéciale, le tzu’bil, pour braiding or twisting, sur les dessins de canard, d’ananas et de papillons.

Les Achi sont basés sur le Baja Verapaz, notamment à Rabinal, ses céramiques et ses calebasses peintes avec la technique de nij, ou encore San Miguel Chicaj pour ses textiles.

On peut les trouver aussi au département de Sacatepequez, sud de Antigua. Les villages les plus connus sont San Felipe, San Juan del Obispo, Santa Maria de Jesus, San Antonio Aguas Calientes et Santa Catarina Barahona.

(Texte inspiré sur un document de l’INGUAT)

Les routes sont de meilleur état à ce jour, toutefois beaucoup de camions surtout sur l’axe Gua/Puerto Barrios. Ce sera bien de programmer la sortie à Coban puis monter à Puerto Barrios en WE, il y aura un peu moins. La nouvelle maquette donne aussi les dates de marchés et les tours qui conviendraient.

L’autohotel est une spécialité du Guatemala : il s’agit en fait des love-hotels qui disposent une entrée, un parking ayant accès directement à la chambre pour respecter la discrétion des clients, c’est tout dit. Il y en a énormément sur la Sierra de la Minas (route pour Honduras), un peu moins dans le Petén et en Altiplano.

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