Mission Brésil : Sept 2009

Ce voyage est axé sur le Nord-Est du Brésil, sur l’état de Maranhao.

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L’état de Maranhao

Pour un pays qui fait 16 fois la France comme superficie, un voyage ne permet découvrir qu’une infime partie. J’ai commencé peut être par la plus belle, difficile de choisir la suite après ce voyage.

Tout doit être fait par avion, car les distances sont énormes et c’est peu dit. Le simple vol Rio – Fortaleza met déjà plus de trois heures. Et pour atteindre le Nordeste, il faut forcément passer par cette petite mégalopole hideuse du nord (gratte-ciels truffent le bord de mer). Donc, encore une petite deux heures et nous voilà à Sao Luis, capitale de l’état de Maranhao dont Léonidas, notre guide polyglotte (il parle parfaitement le portugais, l’espagnol, l’anglais, très bon en français, et une multitude d’autres langues à niveau « de survie » ou encore « touristique » : japonais, italien, allemand etc.) en est si fier.

La visite de la vieille ville de Sao Luis, faite à la fin de cette journée après 24 h de vols depuis l’Europe, est un peu dure. De superbes maisons anciennes en ruine sont en voie d’être restaurées (coût de certaines opérations plus de 500 000 USD !). Nous sommes tombées pile sur une tambor de criola, une danse d’origine africaine avec percussions et costumes superbement colorées. Un petit verre de caipirinha bien au frais et le dîner est servi sur la terrasse d’un des hôtels de la chaîne Solaro (deluxe avec un nouveau concept : all inclusive service, y compris le thé dans l’après-midi, mais ce n’est pas trop mon goût, trop moderne et froid) au vent incessant de l’Océan Atlantique.

La recette de caipirinha : c’est le punch brésilien, la boisson nationale bien rafraîchissante qu’on trouve dans n’importe quelle gargote, même la plus reculée. On met 1 bon citron vert dans un verre, du sucre (un peu), et on écrase avec un pilon. Puis on rajoute le rhum et cette substance dans un shaker avec de la glace pillée. 10 min. semblent nécessaire avant de le servir. L’astuce que j’ai découverte moi-même consiste à   remettre une cuillère de sucre dessus pour avoir les grains entre les dents. Superbe. A Maranhao, on le fait aussi avec d’autres fruits tel que la noix de coco, l’ananas, le fruit de cajou (il y en a partout dans la brousse), ou encore d’acerola (petit fruits de la taille d’une groseille qui contient l’équivalent de dix oranges en vitamine !)…

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Gros petit-déjeuner à l’hôtel, puis départ ce matin pour Barreirinhas, la porte d’accès au célèbre parc de Lençois. Presque 4h de route, pas trop mauvaise, la sépare de Sao Luis. La limitation de vitesse lorsqu’on traverse les villages est de 20km, mais tout le monde roule à au moins 60 et certains doublent. Un beau paysage de brousse et d’arbustes, ponctué de quelques dunes se profile à l’horizon et nous voilà arrivés à Barreirinhas. Déjeuner (pas très léger d’ailleurs – les Brésiliens ont l’habitude de manger 3 repas par jour, tous les uns sont aussi costauds que d’autres). Puis une 4*4 est venue nous chercher. Route pour la Rio Preguiças. 2 bacs pour le passage, nous sommes en plein week-end pont de la fête d’Indépendance (7 septembre), un monde fou (d’habitude il y a beaucoup moins de monde, même à ce côté d’entrée). Passage un peu chaotique avec des soucis de l’ordre… mais bon. Puis le 4*4 fonce sur les pistes sablonneuses jusqu’à plus de 60 km/l’heure parfois. Je me suis tenue debout dans la partie découverte du Jeep, presqu’à la même allure sur un cheval au galop. Une demi-heure de galère, on aperçoit les dunes, blanches comme la neige. L’enchantement ! Tous les posters qu’on a vus n’ont rien à voir avec la réalité du spectacle de grandeur nature, époustouflant.

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Quand visiter le Brésil ?

Lors de l’élaboration d’un circuit sur mesure, la prise en compte du climat du pays de destination est primordiale. Petit tour de la météo brésilienne par région :

Salvador : saison sèche de juillet à janvier avec des températures rarement en dessous de     25° ; saison des pluies après le Carnaval de février à juin.

Amazonie : accessible toute l’année mais avec une humidité constante mais le paysage varie d’une saison à l’autre. Possibilité de faire des balades sur les canopées à la saison des pluies de décembre à juin. A la saison sèche, de juillet à novembre, l’humidité baisse mais les température augmentent jusqu’à 40°.

Pantanal : la région se divise en plusieurs parties (du nord au sud) :

  • Etat de Mato Grosso (MT) : avec la porte d’accès à Cuiaba, c’est là où l’on fait des observations d’oiseaux et le Chapada dos Guimaraes.
  • Etat de Mato Grosso do Sul (MG) : la porte d’accès est à Campo Grande ; de là l’on va à Bonito.
  • Le Pantanal paraguayen : c’est quasiment inaccessible. Sinon par bateau : avec roues à environ 7000 USD/ ? trip ou jour ? 24 cabines de 30 pax. Salto Cristal ? Sinon, le Crucero Paraguayo, en affrètement ou en départs fixes.

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Il faut à tout prix éviter décembre – février à cause de la prolifération de moustiques et des pluies par condensation. La saison la plus plaisante se résume de la mi-octobre à la mi-avril. Pour les passionnés d’ornithologie, le passage d’oiseaux se déroule de novembre à la mi-décembre et de mars à la mi-avril. S’il pleut, ça tombe d’un coup puis 15 jours de beau temps. Du côté de Corumba, au centre du Pantanal, attendez-vous à croiser des crocodiles, serpents, rongeurs etc….

Bonito : accessible toute l’année. En hiver (juillet/août), la température est de 12 à 25°C, mais la température de l’eau reste la même, donc pas de problème pour le snorkelling. La saison haute (décembre/février) représente la période de vacances brésiliennes. D’octobre à janvier tombent les pluies tropicales.

Mots et endroits clés : Sao Luis, Barreirinhas, Caburé, la route de l’émotion, Nord-Est du Brésil, parc Lençois Maranhenses.

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