Voyage en Équateur

Ce matin, la fraîcheur et sans doute un peu le décalage horaire m’a réveillé à 4h dans la Hacienda Pinsaqui. Le feu s’est éteint pendant la nuit. La pièce, très grande et sans double-vitrage sur la large baie vitrée quadrillée, prend des proportions bizarres dans la pénombre. Sans montre, je ne savais pas l’heure. Hésitante entre me lever pour refaire le feu et me rendormir sous la couette, pourvue d’une bouillotte qui reste encore tiède, je m’habitue à ce délicieux silence qu’on ne connaît plus beaucoup dans nos vies citadines. Et puis je me décide de me lever, de peur d’être en retard. J’ouvre le vieux crochet de cette porte en bois. Le couloir est tout noir, pas une âme qui vive. J’ai allumé le feu dans la cheminée. Une odeur agréable d’eucalyptus s’est répandue dans la pièce. Le feu danse avec mille étincelles, grognant avec ses petits bruits typiques d’un bois qui n’est pas tout à fait encore sec. Il n’y a toujours personne dehors, je me suis mise sur mon portable, comme par miracle le WI-FI marche. Dans cette maison vieille de 400 ans remplie de portraits d’ancêtres et de bibelots, cela semble irréaliste. Puis la lumière du jour  pointe gentiment à 6 heures du matin. Toute la vieille maison se réveille. Petit-déjeuner avec miel et confiture faits dans la propriété (certains font également les fromages, d’autres ont des potagers) dans une superbe salle, comme beaucoup d’autres qu’on rencontrera d’ici et là sur le trajet. La balade dans le jardin est un pur plaisir : allées bordées d’eucalyptus centenaires, multitude de fleurs de toutes les couleurs toutes plus belles les unes plus belles que les autres, paons en liberté… Mais c’est déjà le moment du départ !

… la suite au prochain épisode !

CARNET DE VOYAGE

Quito serait la sereine capitale et Guayaquil la business woman trépidante, un peu comme Hanoi et Saigon.

Quelles sont les saisons ici ? Question demeurant quasi-sans réponse de la part de mon accompagnateur, un quiteno. Et la réponse est trouvée (avec des tas de connaissance sur le soleil appris à l’école et devenus des bribes au fil du temps) lors de cette visite de Inti nan, le chemin du soleil, ou la ligne de l’équateur. Son musée d’un kitch enfantin est finalement très intéressant, grâce à la présence des guides spécialisés formés pour l’endroit.

Ouvert en Avril 2013, el Tren Crucero Ecuador va parcourir l’Avenue des Volcans de Guayaquil à Quito pour vivre une aventure nostalgique dans les vieux wagons complètement revisités, avec les nuits dans les haciendas de charme qui jalonne le parcours, un voyage hors commun : en 4 jours, on parcourrait 440 kilomètres en train, monter du niveau de la mer jusqu’à 3600 mètres puis redescendre à 2777 m pour arrivée à Quito !

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Ce matin, la fraîcheur et sans doute un peu le décalage horaire m’a réveillé à 4h dans la Hacienda Pinsaqui. Le feu s’est éteint pendant la nuit. La pièce, très grande et sans double-vitrage sur la large baie vitrée quadrillée, prend des proportions bizarres dans la pénombre. Sans montre, je ne savais pas l’heure. Hésitante entre me lever pour refaire le feu et me rendormir sous la couette, pourvue d’une bouillotte qui reste encore tiède, je m’habitue à ce délicieux silence qu’on ne connaît plus beaucoup dans nos vies citadines. Et puis je me décide de me lever, de peur d’être en retard. J’ouvre le vieux crochet de cette porte en bois. Le couloir est tout noir, pas une âme qui vive. J’ai allumé le feu dans la cheminée. Une odeur agréable d’eucalyptus s’est répandue dans la pièce. Le feu danse avec mille étincelles, grognant avec ses petits bruits typiques d’un bois qui n’est pas tout à fait encore sec. Il n’y a toujours personne dehors, je me suis mise sur mon portable, comme par miracle le WI-FI marche. Dans cette maison vieille de 400 ans remplie de portraits d’ancêtres et de bibelots, cela semble irréaliste. Puis la lumière du jour pointe gentiment à 6 heures du matin. Toute la vieille maison se réveille. Petit-déjeuner avec miel et confiture faits dans la propriété (certains font également les fromages, d’autres ont des potagers) dans une superbe salle, comme beaucoup d’autres qu’on rencontrera d’ici et là sur le trajet. La balade dans le jardin est un pur plaisir : allées bordées d’eucalyptus centenaires, multitude de fleurs de toutes les couleurs toutes plus belles les unes plus belles que les autres, paons en liberté… Mais c’est déjà le moment du départ !

Saquisili, ce village perché en hauteur, un peu à l’écart du Panaméricain, tient son marché tous les jeudis. A chaque grand bourgade son jour de marché ! Les indiens y descendent de loin pour faire leurs emplettes de la semaine ou pour y vendre le fruit de leur travail : cochons, volailles, légumes, fruits, outils, vêtements, drogueries, herbes médicinales, ustensiles, épices, voire objets de décoration (nattes, tapis, broderies…). Equateur (4)_compressedDes montagnes de carottes, de poireaux, de maniocs, de melons, de maïs, d’oignons, de pommes de terre et d’autres fruits et légumes servent de toile de fond à côté des habits de toutes les couleurs des vendeurs et des acheteurs qui s’activent de toute part. Bambins sagement accrochés au dos de maman dans des étoffes chatoyantes par-ci, groupe de mémés assemblées en train de faire de la couture dans un autre, on ne se lasse pas des yeux, surtout lorsque la balade se ponctue par une dégustation par ci, par là de spécialités innommables de la région…

Jour de marchés :

lundi Ambato
mardi Latacunga
mercredi Pujili
jeudi Saquisili
vendredi no market
samedi Otavalo, Latacunga
dimanche Pujili

Hosteria la Cienega ! Je ne savais pas que le court séjour chez elle deviendrait mon meilleur souvenir de voyages. Une bâtisse imposante emmitouflée derrière une allée de plus de 300 mètres bordée d’eucalyptus centenaires. Un personnel non seulement professionnel, mais aussi attentif et cordial. On a l’impression d’être vraiment reçu dans une famille, malgré la quarantaine de chambres discrètement disposées autour de deux cours-jardins fleuris avec tourelles, fontaines et chapelle privée. Ce n’est pas un hôtel de super-luxe, contrairement au San Agustin del Callo, une autre hacienda à quelques kilomètres de là, résolument design, luxueux à la limite de tape-à-l’œil mais version super-chic. Sauf la suite Humbolt qui garde encore tout le parfum d’époque quand l’explorateur a passé quelques temps ici, les chambres sont simples, fonctionnelles et chaleureuses. Le must, c’est qu’ici on est accueilli par la maîtresse des lieux, la Senora Gladys, en personne, dans un hall bordé de bouquets de roses hauts de plus d’un mètre, d’un vieux piano mal accordé blotti entre deux cheminées. Les points d’intérêts sont nombreux : marchés de Latacunga ou de Saquisili, parc du Cotopaxi, lagune de Quilotoa ou tout simplement des balades à cheval de village en village avec l’époustouflant sommet enneigé du Cotopaxi en toile de fond. Et le soir, la table est exquise : bouchée à la reine, truite locale en papillote, Chateaubriand, cuisses de poulet fermier aux champignons, locro (soupe aux pommes de terre, une spécialité équatorienne)… Je me suis promis d’y retourner pendant deux semaines pour perfectionner mon espagnol, le plus vite possible…

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UN ITINERAIRE EN EQUATEUR EN SEPTEMBRE 2008

Dimanche – Quito      

L’arrivée à l’aéroport de Quito annonce de suite la couleur d’un peuple : nonchalant, cool, un peu folklorique. Vue du ciel, la ville de Quito s’étend sur plusieurs flancs de montagne, des petites maisonnettes parsemées au bord des ravins ravissantes, plus ou moins denses. Les sommets nuageux des volcans parsèment l’horizon. L’aéroport est petit, quelques avions militaires ponctuent avec quelques vieilleries d’aéronefs le long du tarmac. La police de l’air est d’une lenteur exemplaire (aucun visa est nécessaire pour entrer dans le pays pour tous les citoyens du monde). Pendant ce temps là les bagages sont déjà livrés de l’autre côté de la barrière ! Nous sortons de Quito, l’heure de pointe, galère, pour rejoindre le Panaméricain direction Otavalo. Ca double de tous les côtés. Au plein milieu d’un terre-plein séparant les deux voies express, les voitures se frayent un passage pour pouvoir tourner à gauche, trop impatients pour attendre le feu suivant. A 2800m, je ne ressens pas du tout le soroche, à l’exception d’un souffle un peu court lorsque je marche un peu trop dans l’aéroport. Arrivée à l’hôtel, il est 20h, enfin, après près de 24h du départ de la maison parisienne.

Lundi / Transfert in – Otavalo         

DSCF0180A l’ombre du volcan Cayambe (5 790 m), la petite ville d’Otavalo est célèbre pour son marché indien, qui date de l’époque pré-inca. Bien que très touristique, il mérite la visite pour son animation et l’excellence de l’artisanat proposé. De plus, la route qui mène de Quito à Otavalo, vertigineuse, traverse des paysages saisissants. Les Otavaleños, qui portent toujours leurs costumes traditionnels, sont renommés pour leurs tissages, exportés jusqu’aux États-Unis et en Europe. Le nom du marché d’Otavallo est sans doute un peu stéréotypé, un des marchés (sinon « le » marché) indigène le plus coloré de toute l’Amérique latine, est plébiscité dans tous les programmes de voyage de groupe. Le jour le plus animé étant le samedi, mais en semaine on a peut être un peu moins de touristes. Je n’avais pas trop envie d’y aller, lorsque je préparais mon voyage, pensant déjà à certains marchés qu’on restitue et qu’on montre aux touristes un peu partout dans le monde entier. Puis je me suis dit, après tout, il faut aller voir ce que les clients vont visiter. Quelle belle surprise d’arriver, dans cette demeure somptueuse, la Hacienda Pinsaqui, qui, à elle-seule, mérite déjà le déplacement. Un énorme couloir richement décoré donnant sur une belle entrée, un salon, une bibliothèque, et tout derrière, un restaurant

 

Mardi / Papallacta        

Le village de Papallacta, fondé le 14 août 1929, est célèbre pour ses nombreuses sources et piscines naturelles d’eaux thermales, pour certaines très chaudes (jusqu’à 64 °C) recommandées pour les rhumatismes, l’arthrite, les problèmes digestifs et respiratoires. Un seul hôtel bien dans sa catégorie, le Terma Papallacta, un peu onéreux tout de même, se compose de bungalows disséminés autour des bains très joliment paysagés et un super spa avec massage colombien.

Mercredi / Quito           

La capitale et la plus belle ville d’Amérique latine, se situe à 2 850 m d’altitude et à 22 km de la ligne de l’équateur. Entourée de montagnes, dont le superbe volcan enneigé du Pichincha (4 700 m), elle abrite des trésors d’architecture coloniale. La vieille ville est un dédale de ruelles et de places, bordées de maisons chaulées aux toits de tuiles et d’églises qui rivalisent de somptuosité. Le nord de la cité, moderne, accueille les ambassades, les immeubles de bureaux et les compagnies aériennes. Le monastère de San Francisco, la plus ancienne église d’Équateur, date du XVIe siècle. L’architecture de La Compañía, DSCF0261construite par les jésuites à partir de 1605 et achevée au bout de 163 ans, vous coupera le souffle. Sept tonnes d’or ornent les murs de cette église, la plus richement ornée du pays. La Calle Juan de Dios Morales, plus connue sous le nom de La Ronda, est l’une des rues coloniales les mieux préservées. Elle est rarement empruntée par les voitures, vous pourrez donc y flâner à loisir en admirant les jolies maisons aux balcons fleuris et quelques échappées sur la cité. Une petite colline, surmontée d’une immense statue sans grâce, La Virgen del Quito, surplombe la vieille ville et offre un splendide panorama sur la capitale. Après avoir exploré le Quito colonial, vous pourrez vous détendre dans la ville moderne en vous installant à la terrasse d’un des nombreux cafés qui bordent l’Avenida Amazonas, rendez-vous des touristes et de la jeunesse quiteña.

Jeudi / Cotopaxi            

Situé à 71 km de Quito, le Parc Cotopaxi s’étend sur 33000 ha au pied du plus haut volcan actif enneigé du monde. Pour ceux que ne tentent pas l’escalade, il offre la possibilité de belles randonnées jusqu’aux lacs qui le parsèment. Chemin faisant, on pourra observer un condor, un caracara, des colibris…

L’Avenue des volcans     

Au sud de Quito, une longue vallée, bordée de deux chaînes de montagnes, court jusqu’à Cuenca. Appelée l’avenue des volcans, elle offre des vues spectaculaires et compte 9 des 10 plus hauts sommets équatoriens, dont le Cotopaxi (5 897 m) et le Chimborazo (6 310 m). Toute cette région est ponctuée de hameaux indiens, où la vie ne semble pas avoir changé depuis des siècles. Chaque communauté possède son style propre de costumes. Les villages les plus importants, comme Saquisilí, Pujili, Zumbahua, Sigchos et San Miguel de Salcedo, attirent les habitants des environs les jours de marché. La paisible bourgade de Salinas est renommée pour ses produits laitiers, ses saucissons et ses sculptures sur bois. La plupart de ces villages ne sont accessibles qu’à pied.

Vendredi / Baños           

Sur la route de l’Oriente, arrêtez-vous à Baños, une petite ville thermale enserrée de montagnes à pic, où se fait déjà sentir la touffeur amazonienne. Deux routes conduisent de Quito au bassin amazonien, où d’immenses étendues de forêt tropicale enchanteront ceux qui s’intéressent aux tribus locales, la nature, l’observation des oiseaux et les treks dans la jungle. Macas, Puyo, Tena, Coca et Lago Agrio sont les principales villes donnant accès à cette région. Le village de Misahuallí, près de Tena, est l’un des meilleurs endroits pour organiser un circuit.

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Samedi / Riobamba       

La capitale de la province de Chimborazo se trouve sur les pentes du volcan Chimborazo, le plus haut sommet du pays ( 6310 m). Bénéficiant, à 2794 m d’altitude, d’un climat sec mais froid, la ville porte le nom de “sultane des Andes” et en quechua son nom signifie “maison du gel”. Il est vrai que le magnifique écrin de montagnes au centre duquel elle repose forme un des plus majestueux paysages du pays. Dan Pedro de Riobamba fut fondé le 15 août 1534 par Pedro Lizalzaburo et une poignée de notables espagnols. Aujourd’hui, les rues droites et larges, les bâtiments imposants du centre et les parcs arborés lui donnent un air noble et prospère.

Dimanche / Cuenca       

Fondée en 1557 par les Espagnols, Cuenca, la troisième ville du pays, est aussi l’une des plus jolies. Son centre, tout en ruelles, comporte de nombreuses maisons et églises coloniales. De grandes places ombragées ajoutent à l’agrément du lieu. La fabrication des fameux panamas a assuré la prospérité de la communauté indienne locale, dont les femmes portent de superbes jupes en velours brodé. A 50 km au nord, vous pourrez visiter les ruine d’Ingapirca, le site précolombien le mieux conservé d’Équateur.

 

Le train   

Deux trajets en train vous laisseront des souvenirs impérissables : celui d’Alausi à Guayaquil, qui passe par la fameuse Nariz del Diablo (nez du diable), où vous aurez l’impression que le convoi est suspendu entre ciel et terre à une hauteur vertigineuse, et le parcours Ibarra-San Lorenzo, à bord d’un vieux bus de ramassage scolaire, bricolé pour fonctionner sur des rails, et reliant les hauts plateaux à la côte, près de la frontière colombienne. Pour véritablement frôler la crise cardiaque, installez-vous sur le toit.

Lundi / Alentour de Cuenca, Chordeleg      

Ce petit village, édifié sur la cime d’une montagne, pourrait avoir été le plus ancien lieu de culte d’Amérique du Sud. La province d’Azuay était habitée par la prospère nation des Canaris, dépositaires d’une culture très originale. Adorateurs du Soleil et de la Lune, les Canaris ont laissé des villes comme Canaribamba, des temples… Leurs sépultures, creusées parfois à une profondeur de 4 mètres ont livré des richesses étonnantes : pectoraux, diadèmes, toutes sortes de bijoux… Chordeleg est resté célèbre pour ses ateliers de joaillerie, d’orfèvrerie, de céramique…

Gualaceo

La pittoresque bourgade est située sur la rive de la rivière Santa Barbara, à 36 kms à l’est de Cuenca. Sa construction, en 1540, précéda celle de Cuenca. Le dimanche, la place du marché s’anime autour des étals débordant de fruits et légumes. La fabrication de chaussures étant l’industrie locale, vous aurez peut-être la chance de dénicher des bottes à votre taille pour un prix dérisoire (25 US$), dans une petite boutique ou un atelier familial. L’artisanat de la broderie, le tissage de lainage selon les techniques ikat, occupent également une partie de la population.

Mardi / Guayaquil        

La capitale de la province de Guayas, seconde ville du pays, est située à l’intérieur des terres, sur le delta du Guayas. La ville, l’un des plus grands ports du pacifique, est le centre nerveux de l’économie équatorienne. Cosmopolite, archi peuplée et prospère, Guayaquil est aussi réputée pour sa vie nocturne, qui est la plus remuante du quartier. Ici la chaleur tropicale rime avec fiesta et salsa.

Mercredi / Guayaquil départ           

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