DODGI – NOTRE « MAISON VEHICULE »

Dodgi

Lorsqu’on l’a vu la première fois ce Vendredi 17 mai 2012 dans ce camping luxueux (et cher) à Puerto Iguazu, on s’est exclamé : « il est énorme ! », ce que feraient de même les nouveaux Dodgistes à qui nous l’avons confié un mois plus tard à Lima. Puis : « il est beau, il a de la gueule, tu ne trouves pas », même réaction à Lima…

C’est vrai qu’il est beau lorsqu’il vient d’être nettoyé et bichonné, mais tout aussi beau quand il est couvert de poussière trois semaines plus tard. Je crois qu’on a fait plus de photos de Dodgi dans le paysage que les photos de nos propres binettes. C’est peut être sentimental, mais c’est un peu comme ton bateau : pendant presque un mois, c’est ta maison, ton abri, ton fourneau, ton point d’ancrage. Tu t’accroches à lui quand il passe des passages particulièrement difficiles sur des pistes déjà super-pourries de l’Altiplano, tu as presque mal au cœur quand toute ta maison s’engouffre dans un nid d’éléphant caché sous un cours d’eau qui est l’unique passage, tu es soulagée de le voir sortir de là…

La cabine de Dodgi est autonome, comme une petite maison : des armoires, des placards, une hotte et une gazinière de deux feux, un évier et une petite table de travail, un réfrigérateur qui marche sur le gaz, sur secteur et sur batterie (on y reviendra), un WC et douche avec eau chaude, un coin salon/salle à manger dont la table peut être démontée et la banquette transformée en lit simple. Là où l’on voit l’avancement de la cabine sur le toit du pick-up se trouve un énorme lit 2m sur 2m sur lequel il y a une étagère à livres (on a pensé à mettre un filet afin que les livres se tiennent en place en roulant). Sous l’étagère, on peut caler facilement trois ou quatre valises sans que cela affecte l’espace de couchage pour deux personnes à l’aise.

Pour avoir l’eau chaude pour la douche (et la vaisselle mais ça ne vaut pas le coût je crois), il faut allumer le chauffe-eau qui marche au gaz de l’extérieure de la cabine. Pour avoir le gaz en cuisine, il faut ouvrir la bouteille de gaz (et ne pas oublier à la fermer avant qu’on démarre, sait-on jamais s’il y a quelqu’un qui nous rentre dedans). Cette dernière peut être un peu secouée pendant qu’on fasse route surtout lorsqu’on est en altitude, il faudrait donc refermer et rouvrir, parfois quelques fois, pour avoir le gaz. Il existe aussi un chauffage à gaz mais ni les anciens Dodgistes ni nous n’ont essayé de faire marcher. Pas plus pour faire marcher le réfrigérateur au gaz.

L’électricité entrant peut être du 220V ou du 110V mais un transformateur met au 110V pour l’ensemble des équipements internes, ce qui peut être problématique comme le cas de notre chauffage. L’ancien chauffage n’a jamais marché. Compte tenu de l’itinéraire, nous avons investi immédiatement dans l’achat d’un nouveau à Salta (Argentine), la nuit est déjà bien fraîche à plus de 2000 mètres d’altitude. Premier constat : la prise du chauffage, malgré qu’elle est argentine, ne fonctionne pas avec les nôtres or toutes les autres prises sont normales, on se demande comment est-ce possible : on l’a acheté en Argentine, c’est marqué « Hecho en Argentina », et ça ne marche pas avec les prises du pays. JP a voulu couper les deux prises des deux chauffages pour faire l’échange, mais je n’ai pas été d’accord.

Au passage, on signale l’étiquette de prix : 176 Pesos (environ 30 €) avec la possibilité de payer 3 fois sans frais à 59 Pesos le mois. C’était les 59 Pesos qui ont été marqué en grosses lettres. Du crédit pour un petit chauffage d’appoint !

On a retardé notre départ ce matin à Humamarca (enfin c’était un peu plus compliqué que ça) pour attendre l’ouverture de la ferreteria à 9h30 afin d’acheter l’adaptateur pour la prise. Chouette, nous voilà partis à Iruya (prononcez I-ru-cha par les Argentins), rassurés qu’on aura le chauffage ce soir. Hélas ! rien du tout. On se dit qu’on ne va pas revenir à Salta (à plus de 100 km en arrière) pour réclamer la garantie, mais on était terriblement déçu, voire inquiets surtout pour les jours qui viennent.

Réfléchissant toute la journée au volant, JP a enfin trouvé le pot aux roses (c’est une blague, l’éclair était arrivé le soir) : Eh oui, le chauffage est au 220V ! Premier bricolage pour pouvoir l’accorder à la prise qui se trouve après l’entrée de l’électricité mais avant le transformateur, autrement dit on prend le jus du secteur. Il ronronne un peu trop à mon goût, mais la chaleur dégagée nous a permis d’avoir une nuit bien plus confortable que les trois précédentes.

L’eau usée est stockée dans un tank, si l’on n’utilise pas les produits chimiques pour le WC, on peut faire la vidange dans la nature. Le tank a une capacité de 20 litres, ce qui implique de devoir le faire souvent. Une touche « test » permet de voir l’état de l’eau propre, l’eau usée et charges des batteries.

Les batteries de la cabine et du pick-up sont indépendantes, mais un système permet tout de même de charger les batteries de la cabine en roulant. Mais, après la panne de batterie que nous avons eue, on a découvert (en se concertant avec l’ex-Dodgiste au téléphone) que si l’on mettait le réfrigérateur en marche sur batterie, même en roulant, il bouffe tout. Et pour X-raisons, le soir si on n’est pas branché, les batteries de la cabine seront vidées. Mais là, on l’a su après les explications de F.

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