Voyage au Venezuela : Avril 2015

Le Venezuela est le dernier pays de l’Amérique Latine dans mes carnets de voyage que je dois visiter. Je me souviens d’une rencontre avec une Vénézuélienne qui me dit que le tourisme ici n’est pas très développé car, étant donné que toute la richesse du pays vient du pétrole, l’état ne fait pas beaucoup d’effort de promotion. La raison pour laquelle j’ai tardé mon voyage au Venezuela d’année en année…

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Atterrissage au crépuscule juste avant la pluie. La saison humide commence le mois de Mai jusqu’à Octobre, a commencé un peu tôt cette année, dès la mi-avril. Le soleil tarde à disparaître laissant des magnifiques couches de lumière intercalées dans les nuages, le tout souligné par le bleu intense des Caraïbes. On distingue nettement les contours de l’archipel de Los Roques depuis les hublots de l’avion. Bienvenue à Caracas ! Ou c’est plutôt à Guaira, cet aéroport posé au bord des Caraïbes et qui jouxte le gigantesque port de Guaira qui fait à la fois un port cargo et une escale d’énormes paquebots américains. Les croisiéristes partent en excursion d’une journée pour visiter la ville de Caracas, mégalopole où se concentre près de 20% de Vénézuéliens, un pays à part. Mais nous, on ne s’y attarde pas. Après une courte nuit de repos dans un hôtel avec presque toutes les chambres avec vue sur la mer, on repart le lendemain à Mathurin pour explorer le Delta de l’Orénoque.

La superficie du Venezuela est presque un million de kilomètre carré, ce qui fait deux fois celle de la France mais avec seulement trente millions d’habitant et qu’un tiers habite dans les trois ou quatre grandes villes. C’est-à-dire qu’il n’y a presque personne dans les grandes terres à commencer par cette route qui me rappelle la route d’El Chaco au Paraguay ou celui qui relie Corrientes à Salta en Argentine. Nous partons de Maturin pour le Delta d’Orénoque. Pendant plus de deux cents kilomètres nous ne voyons pratiquement que les étendues d’herbage avec plus ou moins de vaches sur certaines propriétés, très peu de villages mais plutôt seulement les maisons isolées au milieu de la propriété terrienne. Et un oléoduc tout au long de la route, un nouvel est en train d’être achevé à côté de l’ancien, posé à un mètre environ du sol et qui achemine cet or noir de Venezuela vers les raffineries ou vers les ports pour l’exploitation. 80% du PIB vient du pétrole, le pays est réputé de posséder la plus grande réserve au monde de gisement dans ses sous-sols. Le Venezuela est beaucoup moins arpenté par les touristes puisqu’il n’y a pas vraiment d’investissement du gouvernement dans ce domaine en promotion et en infrastructure, les ressources minières sont quasiment l’unique préoccupation de l’état.

Voyage dans le delta de l’Orénoque, fleuve majeur du Venezuela

La Boca de Uracoa, premier contact avec ce fleuve majestueux n’est pas vraiment différent que la rencontre avec d’autres embarcadères que je connaissais avant, mais la grandeur du fleuve impressionne avec la force du courant d’une marée descendant en fin d’après-midi. Nous sommes à peu près à quatre heures de bateau du Caraïbe et il y a deux marées par jour qui envoient les tapis de jacinthes d’eau et de grosses lentilles d’eau qui baladent à toute vitesse. La nuit tombe doucement, l’unique lumière dans la chambre s’allume avec le générateur pou quelques heures dans la soirée. Ils l’appellent ici un campement, mais en fait ce sont des chambres tout de même dans un bungalow, chacune est équipée d’une salle d’eau à l’européenne, puis deux lits munis de moustiquaires. Il n’y a pas de ventilateur… Heureusement qu’on a de succulents repas de poissons de l’Orinoco en rêvant de l’excursion du lendemain.

Tous les lundi matin, les Warao habitant dans les villages à moins de deux heures de bateau viennent ici sur le marché de la Boca de Urucoa. Ou ils se débrouillent pour pouvoir venir plutôt, puisque chaque famille ne possède pas de bateau à moteur. Pour leur marché hebdomadaire ils viennent avec enfants, bébés, marchandises que sont les produits de cueillette et de pêche dans la jungle ou dans l’Orénoque et Dieu sait que l’Orénoque est généreux : des poissons lao lao, des poissons chats, des piranhas qui atteignent des tailles énormes (j’en ai vu un lao lao de plus de 30 kg au marché). Pour échanger contre vêtements, fruits et légumes venus d’ailleurs, bouteilles de gaz et autres ustensiles. Mais c’est l’heure de l’excursion, nous voilà partons dans les différents bras du fleuve, de plus en plus près de la mer. Il paraît que la largeur du plus grand bras fait 35 km ! Mais nous nous contentons d’arpenter les multiples layons cachés par la jungle épaisse pour être plus près de la nature. Par ici les singes hurleurs, par là les hiboux qui vous fixent le regard, à gauche des chevaux et à droite les oiseaux par dizaine d’espèces, José, notre guide Warao, essaie de ne pas louper un point du programme et tout le monde était au rendez-vous. On arrive donc au point « balade à pied dans la jungle pour faire connaissance avec le mode de vie de cueilleur et de chasseur Warao », où je ne suis pas très tentée. Finalement, avec une échappe sur la tête, les bottes en caoutchouc, j’ai avancé sur ces amas de feuilles, de ruisseaux, d’arbre, de lianes… dernière José qui, avec une machette, coupe tout ce qui gêne le passage. Ici un arbre duquel les Warao prennent l’écorce pour faire une décoction lorsqu’ils ont un rhume, ça sent effectivement entre l’eucalyptus et le camphre, là bas une liane où ils prennent l’eau lorsqu’ils ont soif, et si vous voulez avoir une paille pour siroter votre boisson, voici la paille de la jungle. « Voulez-vous goûter au palmito frais ? » nous demande-t-il. On a répondu timidement « oui » et le voilà couper un palmier haut de plus de 7 – 8 mètres, deux autres coups de machette pour y extraire un bâton blanc long d’environ 50 centimètres. « On s’en va à la pirogue » dit-il, tout en coupant tout ce qui gêne pour qu’on puisse avoir un passage pour revenir au bord du fleuve. Une fois réinstallé sur la pirogue en ôtant mon échappe, j’ai goûté au meilleur palmito du monde que José a épluché du bout d’arbre récupéré. « Regardez toute cette partie de la jungle, vous ne voyez que des palmiers par centaines de milliers. Nous utilisons tout de l’arbre : le tronc pour construire les maisons, les feuilles pour le toit, les fruits pour manger soit fermentés soit grillés. Et au milieu de chaque arbre, il y a un délicieux ver blanc qui est très nutritif, un ver suffit à nous donner la quantité de protéine nécessaire pour quelques jours ». Je connaissais déjà ces vers au Vietnam où l’on lui prête encore d’autres vertus, je connaissais aussi les plantes que les Vietnamiens utilisent de la tête à la racine pour différents usages comme le bananier, le palmier ou encore le lotus. C’est quand même étrange que la nature apprenne à l’homme la même chose à l’autre bout de la terre. Les Warao n’avaient pas besoin d’aller très loin pour trouver dans l’Orénoque et dans la jungle tout ce qu’il leur faut de la vie quotidienne. Enfin, presque, puisqu’il s’agissait de la vie quotidienne à l’ancienne, sans électricité, sans télé et sans téléphone portable…

Au Venezuela, j’ai nagé avec les dauphins de l’Orénoque, sur une de quelques plages de sable fin parsemées d’ici et là, les dauphins d’eau douce viennent dire bonjour à quelques touristes téméraires qui ont osé braver le mystère de l’Orénoque.

Voyage dans les Llanos, les plaines vénézuéliennes

Je m’emmène au bureau du camp, une pièce d’une quinzaine de mètres carré contenant un gros bureau, les ordinateurs, quelques coffres et une grande imprimante. C’est d’ici que gère l’exploitation de cette propriété d’écotourisme appartenant à l’état. A ma gauche une jeune femme s’occupe des commandes, l’autre côté la comptable. Un guide est entrain de tirer quelques papiers sur l’imprimante. Il pleut sur le Hato Cedral et il n’y a plus d’Internet, le guide m’a dit, ici on l’obtient par satellite. Depuis l’imposante porte d’entrée, un chemin de terre rouge d’une dizaine de kilomètre nous a emmené au cœur de ce hato, ou ranch. Il y a plus de 50 000 hectares et plus de 10 000 bêtes en élevage paraît-il (ou l’inverse, je ne suis pas très douée en chiffre mais quelle importance). Toutefois ce n’était pas pour ça qu’on est venu, c’est plutôt pour ces étendues sauvages où grouillent des milliers de loutres géantes, de caïmans, de marmottes d’eau, de tortues, de tapirs, et des centaines sortes d’oiseaux différents. Ici le chiguire, ou capybara, le plus grand rongeur du monde, est élevé en liberté et il y a des milliers partout. Réveil tôt ce matin pour voir grouiller au bord de la rivière multiples aigrettes blanches, grises, et noires, des ibis rouges, des martins-pêcheurs, des aigles, des pigeons, et beaucoup d’autres qu’on ne connaît absolument pas le nom, avant de rentrer plus dans le cœur du hato pour y voir dauphins d’eau douce, anacondas et encore des caïmans et des tortues, elles aussi par milliers. Des kilomètres à la ronde sans personne, sans rien qui obstrue la vue, c’est le symbole même de la nature et de liberté. En plus, le campement est plutôt confortable. Malgré un air vieillot des installations, le ménage impeccable et surtout l’air conditionné car il fait une chaleur comme si le soleil déverse du feu sur terre. Il y a de tout : le restaurant, le bureau d’accueil (réception), une trentaines de chambres, une mini-piscine voire une école pour les enfants des employés, il y aurait plus que 300 paraît-il depuis que le domaine est géré par l’état.

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Au Venezuela, j’ai pêché le piranha dans les Llanos. On est parti pour une petite promenade en bateau. José, le guide, a emmené avec lui un seau de poumons de bœuf récupéré à la cuisine. On commence la séance par la pêche aux caïmans, José pique des morceaux de poumon de bœuf au bout d’un bâton et l’effleure la surface d’eau pour provoquer le saut des caïmans pour nos photos et vidéos. Une fois le spectacle fini, on enroule des bouts de peau de poulet sur un hameçon, le même appât qu’on a utilisé aussi à l’Orénoque, afin de taquiner le fond à la recherche de piranha. Et ça mord, relativement facilement, une bonne dose d’adrénaline avec les caïmans qui rôdent autour du bateau. La chair est délicieuse mais il faut faire attention quand on le défait du hameçon pour ne pas se faire mordre. Les dents de piranha sont légendairement coupantes, on m’a dit que même quand le poisson est frit, il faut faire attention à ses dents.

Les deux images plus marquantes pour moi sont celle de ce vol d’ibis rouge au coucher de soleil sur le Llanos, et l’autre la démarche de ce fourmilier qui s’en va de l’étendu d’eau après s’y être abreuvé, cette immense silhouette qui se déplace majestueusement sur la plaine, aperçue à des kilomètres.

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Voyage dans la sierra du Venezuela, au début des Andes

Chez Rosalia on entre dans la cuisine comme on veut. La maison se compose d’une grande cour, la chambre pour les hôtes, le séjour – salle à manger avec la télé quand il y a de l’électricité, et la grande cuisine où la famille a l’habitude de se réunir pour le souper avant celui servi aux touristes. Bienvenue chez l’habitant à la Gavidia à plus de 3000 mètres d’altitude, c’est le dernier village accessible en voiture au fond d’une longue vallée des Paramos, les Andes vénézuéliennes. De là, on continue à pied ou à dos de cheval pour découvrir la Sierra et ses lagunes, le village est situé sur la Transandine et une halte chez Rosalia s’impose pour une cuisine en toute simplicité mais délicieuse qui sent bon les produits du terroir. La chambre est commune, les lits sont confortables avec des couettes à volonté. Il y a une douche et de l’eau chaude, mais pas toujours l’électricité pour la lumière.

Au Venezuela, je suis montée à plus de quatre mille mètres d’altitude à pied et à cheval pour aller chercher les lagunes andines.

Les lagunes ici sont moins fréquentées que celles de l’autre côté (Victoria, Negra et Pato) que nous découvrirons le lendemain sur la route. Le paysage est grandiose car il n’y a absolument pas de trace de la civilisation. En ce début de la saison de pluie, les nuages jouent avec les sommets créant les jeux incroyables de l’ombre et de lumière.

Le saut de l’Ange, les chutes d’eau les plus hautes du monde et qui justifie, à lui seul, un voyage au Venezuela.

Ce soir, crépuscule en solitaire devant le Salto Angél après une journée de navigation plus qu’improbable sur la rivière Churun en fin de la saison sèche, le trajet en lui-même est déjà une excursion insolite de n’importe quelle destination la plus courue dans le monde. On peut même l’appeler ce trajet de plus de 5 heures une vraie aventure, pour atteindre l’île du Sapo, au pied des chutes. La rivière à eau rouge transparent a comme lit les gros galets et nous le remontons, en ce début de saison de pluie, non sans difficulté. Voire beaucoup de difficultés. La navigation dépasse tous ce que j’ai pu faire et imaginer avant. Le bateau traditionnel taillé dans un même arbre est d’une solidité incroyable, à plusieurs reprises je me demande s’il ne serait pas râpé, cassé ou explosé. Car, pour remonter de vrais rapides de cette rivière très vivace (peut être plus de mille ou deux mille mètres de dénivellation sur 70 kilomètres) et peu profond, il faut avoir du savoir-faire, de la force, du moyen et de la détermination sans faille de l’équipage, des Indiens Pémont peu commodes. Un équipage qui n’hésite pas à sauter à l’eau pour tirer, guider voire porter le bateau à remonter le courant, car souvent le faible niveau d’eau ne permet pas au moteur Yamaha super puissant d’être efficace. Lors de quelques passages particulièrement difficiles tous les hommes, clients voyageurs, sont tous descendus dans l’eau pour aider l’équipage à vaincre la force du courant.

Arrivée ici au campement où chacun aura un hamac pour la nuit, nous nous dépêchons à venir au plus près des chutes. Un filet gracieux comme un voile se laisse voir au milieu de la paroi du tepuy, depuis près de mille mètres, d’une fragilité d’une grâce irrélle due à la hauteur. Le tepuy nous explose tout sa paroi majestueuse derrière une légère brume du crépuscule. Le temps s’arrête. Un silence imposant à peine perturbé par le bruit de la rivière pourpre à l’eau vive sous nos pieds. Puis tombe la nuit, on se dépêche pour revenir au campement où nos matelots sont en train de mettre les poulets sur de grandes piques pour un asado dans les règles de l’art, c’est-à-dire près de deux heures de cuisson. Le générateur se met en marche pour une heure, la lumière jaillit et la pluie est arrivée. On espère tous qu’elle tombe la nuit pour faire grossir les chutes et qu’elle s’arrête le lendemain pour nos photos. Vœux exaucés !

Au Venezuela, j’ai bravé le rio Churun en pirogue en remontant et en descendant les rapides et j’ai mérité le Salto Angel.

Mais, à la saison touristique, c’est-à-dire à la basse eau, une option de survol des chutes est à privilégier, ou, pour les fous comme nous, on aurait bien aimé pouvoir le faire en plus. A prévoir en option à l’avance car sur place il serait difficile de s’arranger en peu de temps, même si le tour ne dure qu’une heure.

Nous revenons à Ciudad Bolivar donc en avionnette depuis Canaïma en traversant une région extraordinaire vue du ciel. On m’a dit à l’arrivée que c’est Araguas : un étendu énorme d’alluvion rouge ocre avec petites dunes de sable blanc et lagons à l’eau foncée, un mini Lençois Maranhenses (Brésil), en somme. De la Ciudad Bolivar, on n’a plus que les vols privés ou charterisés pour Canaïma, l’entrée du Gran Sabana. L’aéroport de la Ciudad Bolivar est fermé aux vols commerciaux au bénéfice de celui de la Ciudad Guyana, la ville qui réunit Puerto Ordaz et San Felipe, il a fallu prendre donc un transfert en taxi pour relier l’aéroport suivant. Les vols sont surchargés et la situation à l’aéroport est chaotique. Une fois enregistré, nous nous installons à la terrasse pour prendre quelques délicieuses empanadas pour nous remettre des émotions tandis que nos amis argentins que nous avons rencontrés dans la jungle ne sont pas très à l’aise. Ayant réservé leur vol par internet, ils ne sont pas sur la liste des passagers. L’embarquement leur semble une terre promise qui s’éloigne de plus en plus, il est temps de partir, nous ignorons à quelle heure pouvaient ils partir de Puerto Ordaz.

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Au Venezuela, j’ai appris à lire une nature qui m’est presqu’inconnue

Au Canaïma, on nous raconte que la rivière Churun est rouge car son eau est pleine d’acide tannique (tanino) qui vient de la décomposition de feuilles mortes des forêts sur les tepuys. Dans les Andes, on a appris que les canas de la montana est l’appellation de cet arbre, mata, à feuilles larges recouverte d’une couche de poils soyeux qui, au reflet du soleil, lui donne un teint argenté. Une petite rangée d’arbres dans la jungle donne l’impression donc d’un cheveu blanc, c’est ainsi que nous apprenons quelques B-a-Ba de l’histoire de la jungle. Par ici un lecho, arbre à fougère et espèce protégée qui donne un bois très dur et qui met plus de vingt ans pour pouvoir être exploité pour ceux qui osent après l’interdiction.

Dans ce jardin botanique de Mérida, notre guide nous montre pleines de curiosités : Azalée géante, ricin (pour de l’huile), sisal (cactus à fil dont les fruits bouillis ont le goût de palmito). Nopal (cactus à manger), puis aussi le peonia pour faire des colliers indiens avec leurs fruits rouges écarlates ou encore l’anthurium, celle dont les feuilles se ressemblent aux feuilles de dong riêng, une plante vietnamienne dont la racine est comestible… ou encore ce carré de toutes sortes d’orchidées sauvages entre autres heliconia de toutes les formes.

L’homme omniprésent, après Hugo Chavez, est Simon Bolivar

Eh bien, aujourd’hui sur les hauteurs de la vieille ville coloniale de Ciudad Bolivar, sur la place centrale, notre superbe guide, une Française vivant depuis des dizaines d’années ici nous conte Francisco Miranda, le précurseur, devant sa buste sur cette petite place tranquille. Je ne suis pas du genre à me souvenir des histoires de l’Histoire mais là, sa façon de raconter a quelque chose d’extraordinaire et j’ai pris les notes. Francisco Miranda est le seul sud-américain qui a le nom gravé sur l’Arc de Triomphe à Paris, déjà, car il a participé à la bataille de Valmy pendant la révolution française. Il est surtout un polyglotte (il parle six langues), un intellectuel, un globe-trotter déjà à la fin du 18è siècle, qui voyageait avec des dizaines de malles remplies de livres Après quelques années passées en Europe donc deux ans à la cours de Catherine la Grande ou encore à Londres. Il est revenu au Venezuela en 1806 et c’est à lui qu’on doit le drapeau vénézuélien. Le rouge est pour le sang, le bleu de la mer, et le jaune, comme de l’or, est la richesse du pays. Enfin, c’est la version officielle, la version officieuse est toute autre…

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