Mon voyage en Iran

IRAN, LE POEME OCRE

Ylinh, rapport de mission, août 2017


Un pays grand comme trois fois la France rogné perpétuellement par le désert, un peuple talentueux et hospitalier, tiraillé entre les lourds héritages de son passé récent et un désir d’avenir qu’il recherche encore le modèle, un pays à quatre saisons en une seule journée du nord au sud et de l’est à l’ouest et des sites archéologiques et culturels de premier ordre mondial à chaque province… c’est l’Iran. C’est le pays de toutes les imaginations, de toutes les légendes, de tous les mirages, un pays incontournable pour tous grands voyageurs. On y va avec des réticences, on en revient plein des yeux. L’ancienne Perse nous a fascinés, l’actuel Iran nous bouleverse!

N’importe quel voyageur le plus blasé restera ébahi de son périple devant toutes ces découvertes mais pas seulement ! C’est cette Perse de 2017, deux ans après la levée de l’embargo, que nous avons découvert en dix jours, un peu au pas de course, à la fin du mois d’Août. Nous nous sommes donc contentés du plateau central où se concentrent les sites les plus connus et les plus courus des voyageurs modernes : Shiraz et Persépolis, Abakooh, Yazd, Ispahan, Kashan et Téhéran. Cet itinéraire ne représente qu’une infime partie de cet immense et riche pays en matière de trésors culturels, historiques et humains, car il faut au moins trois mois pour qu’un voyageur curieux puisse parcourir le pays du nord au sud et de l’est à l’ouest pour déchiffrer et vivre l’ancien Perse et le moderne Iran.

Nous avons eu de grosses réticences pour la chaleur qui peut atteindre 45° dans le sud, mais au final, à notre agréable surprise, elle reste tout à fait supportable grâce à l’absence d’humidité. Même s’il est sage de faire, comme des Perses, une grosse sieste entre 14h et 16h, avant d’embrayer sur les visites de l’après-midi. La nuit est fraîche même en été.

En ce qui concerne la tenue des femmes, un léger voile qui couvre la tête est de rigueur en toutes circonstances y compris dans les voitures et véhicules privés, vous ne l’enlevez seulement quand vous êtes dans votre chambre. Mais on s’y vite fait finalement, et si l’on maîtrise, le port du voile donne une certaine grâce. Petit précision : le tchador, le  hijab et le voile sont des différents niveaux de restriction vestimentaire féminine ici. Pour le reste, un pantalon long jusqu’aux chevilles et un chemisier long à manche longue d’un tissu léger et de couleur claire font tout à fait affaire, même si l’on voit dans la rue beaucoup de femmes et de jeunes filles en voile noir. Pour les hommes, il est de bon ton de porter pantalon et chemisette, mais les polos et autres T-shirt ne posent pas de problème. Pour tous les voyageurs, il faut noter qu’un chapeau léger (plus une ombrelle pour les visites des sites en plein soleil), la crème solaire et les lunettes de soleil sont indispensables. On ajoutera un sac à dos pour y mettre une grande bouteille d’eau (on peut boire jusqu’à 3 litres d’eau par jour dans les villes du plateau central) et quelques fruits secs achetés au bazar.

On arrive à Shiraz à deux heures du matin, comme souvent des arrivées en Iran car nous n’avons que 2h30 de décalage. Notre hôtel se situe sur le Boulevard Zand, l’artère principale de la ville. Le marché de nuit y tient tous les jours à partir de 21 heures et il reste encore quelques marchands à cette heure très tardive. L’hôtel est fermé par une grille métallique et le marchand nous fait signe sur une sonnette à appuyer. Nous voilà dans la chambre à trois heures du matin après un visa à l’arrivée qui se fait finalement très rapidement (nous sommes toutefois en basse saison et il y a moins d’arrivée de touristes à Shiraz) et sans empreintes digitales.

Des effluves de cardamone, de rose, de fleur d’oranger, de verveine, de cyprès sont omniprésentes et rappellent aux voyageurs les rêves contées par des plus grands poètes perses, vénérés ici comme des Saints. Les montagnes de couleur ocre qui entourent la ville et les brouhahas dans son grand bazar nous plongent directement dans l’ambiance palpable des Mille et une nuits, sur la légendaire route de la soie avec son lot de caravane sérails et des citadelles en adobe.

Recueillir avec les Iraniens sur les tombes de Hafez et de Sa’di, s’incliner devant le tombeau du frère de l’Imam Réza à Shah Cherâgh, seconde terre de pèlerinage en Iran accompagnés par un guide volontaire (pour les non-musulmans) parmi les pèlerins arrivés de tout l’Iran, déguster un faloudeh, glace à l’eau de rose spécialité de Shiraz, sur un banc parmi des familles entières à la tombée du jour, faire la queue devant cette boulangerie traditionnelle pour croquer à la sortie du four un superbe pain lavash aux sésames tout chaud avec une confiture de grenade ou quelques olives vendues dans la petite rue que ceinte le côté est de la citadelle Karim Khan… on passera volontiers deux jours pleins à Shiraz. Shiraz nous charme non seulement par l’architecture magnifiques de ses plus belles mosquées, de ses jardins, de ses résidences datant de l’époque Qadjar, de ses bains publics et privés, mais aussi par le côté nonchalant de ses habitants, réputés d’être les plus cools de tout l’Iran.

Persépolis peut être à lui seul la raison d’un voyage en Iran et je n’exagère pas ! Il suffit d’avancer doucement au gré des bas-reliefs, puis, une fois arrivé au pied des colonnes sur l’Apadana, il faut fermer les yeux : Ici une délégation d’un des 28 pays voisins qui venait glorifier le Roi des Perses, là-bas chameaux et chevaux chargés d’offrandes et de cadeaux au Rois montaient sur l’escalier monumental et attendaient sagement son tour à la Porte des nations… on entend ici et là des fragments de mélodies d’un « Tableau d’une exposition » de Moussorgski ou encore « Sur un marché persan » de Ketelbey. Avant qu’Alexandre le Grand fasse son apparition, tout pilla, et mît le feu au Palais ! Avant de partir plus loin dans le désert, on n’oublie pas la visite des tombeaux creusés dans la roche des plus grands Rois de l’Ancienne Perse, Darius, Xerxès ou encore le Grand Cyrus.

La route de Shiraz à Yazd est à elle-même une excursion à part entière, ici les couleurs du désert jouent avec celles des montagnes multicolores. L’état de route est excellent mais on n’a aucune peine à imaginer les caravanes de chameaux et de chevaux de la Route de la Soie. Le désert est là, étendu sur des centaines de kilomètres et nous ne sommes que tout au début de cette étendue à l’infinie qui gagne du terrain chaque année. Villes, villages, forteresses, citadelles,… en pisé (technique de construction en terre crue mélangée à la paille) jalonne la route dont certains sont en très bel état de conservation mais ce n’est pas là qu’on voit l’ingéniosité des Perses antiques. L’homme a su, depuis des milliers d’année, de construire ces tours pour créer dans son habitation de l’air frais dans la chaleur étouffant du désert. On découvrira à Abarkooh des premiers tours du vent ou d’aération.

Les habitants d’Yazd sont les plus accueillants et les plus croyants de tout Iran, ici toutes les femmes sont en tchador (grand-voile noir qui couvre de la tête aux pieds). La balade dans sa vieille ville, surnommée la ville des badgir (tour du vent) peut prendre facilement une matinée, les amateurs de belles photos la feront au petit matin entre 8 et 10 heures ou en fin d’après-midi de 18 heures à 20 heures. La plus grande tour se situe dans le jardin de Bâgh-e Dowlatâbâd (Dolat Gabad Garden) et mesure 39 mètres de haut. Hormis la très belle Mosquée du Vendredi et le portail Amir Chaqmâq, on visitera aussi les Tour du silence, site funérailles des zoroastriens où les coutumes existent encore jusqu’au siècle dernier. Yazd est la ville où il reste encore une grande communauté de ce culte du feu.

Ce soir-là sur la place centrale devant le portail Amir Chaqmâq nous commençons à comprendre ce que c’est l’hospitalité des Iraniens, ce qui ne dément pas pour le reste du voyage. Les jeunes et moins jeunes viennent vers nous pour entamer la discussion, même s’ils ne maîtrisent pas parfaitement la langue de Shakespeare ou loin de là mais qu’importe, on arrive à savoir d’où ils viennent, que font-ils, et eux aussi curieux et contents de nouer la conversation pour échanger une photo et savoir où l’on vient et si l’on aime leur pays. On n’oublie pas de prendre sa réserve de douceurs à la pâtisserie connue de tout l’Iran à l’angle de la place et la grande avenue qui mène à la Mosquée du Vendredi: macarons traditionnels à la noix de coco, pakhlava au miel et aux pistaches du désert, gâteaux au safran et de dizaines d’autres qu’on ne connaît pas le nom. Il y a la queue du matin jusqu’au soir tard.

De nouveau sur la route, nous faisons une halte rapide à Meybod pour y voir la grande glacière, le caravane-sérail de Meybod avec son superbe système de canalisation, sa citadelle en pisé et son tour aux pigeons, servis à l’époque comme messagers. Meybod a été un nœud routier sur la route de la soie. On passe aussi rapidement par Ardestan sans pouvoir s’arrêter car le temps presse, c’est ici qu’on fabrique le meilleur halva, cette pâtisserie qu’on tartine sur un pain lavash au petit-déjeuner.

La prochaine étape avant Ispahan sera Naein, un autre point très important sur la route de la soie mais la ville moderne prend pas sur les anciennes structures en pisé, il n’y reste plus que quelques ruines des anciennes maisons autour de la Mosquée du Vendredi, la plus ancienne de l’Iran, tout en terre cuite et briques. Aujourd’hui, c’est vendredi et il y a un imam important qui est venu prêcher, la prière dure plus longtemps que d’habitude, nous n’avons donc pas pu visiter la mosquée de l’intérieur. Heureusement, à quelques dizaines de mètres de la mosquée subsiste encore le vestige du château de Neyestanak, une antique citadelle en pisé qui reste à l’état dont la silhouette imposant s’entête devant la destruction des années, du soleil et du vent du désert. Ce vent dont on parle tant dans les légendes de la route de la soie.

Nous arrivons à Ispahan un vendredi après-midi. Toute la ville semble endormie à cette heure où la chaleur est encore palpable, mais une fois arrivée à la place de l’Imam, la plus grande place d’Ispahan, tout change. Toute la population de la ville se trouve ici, entre copines ou entre famille, pour pique-niquer sur les tapis sur l’immense place. Et encore, nous n’avons pas encore tout vu. La place se remplit au fur et à mesure jusqu’à tard dans la soirée, plus aucun emplacement n’est plus disponible pour y mettre son tapis. Les Iraniens adorent pique-niquer, ils emmènent avec eux cousins, thermos, tapis, cocottes minutes et des sacs et des sacs de nourriture. Plus d’un nous invite à venir partager un thé ou des gâteaux, des fruits avec eux et on se fait des fou-rires en se prenant en photos ou en selfies. Plusieurs nous demandent si l’on peut se faire photographier avec eux, l’ambiance est unique.

N’ayant qu’une seule journée ici à la place de trois jours au minimum, nous devons faire le choix des visites. Ce matin, nous commençons la visite par la traversée du grand bazar long des kilomètres pour visiter la Mosquée du Vendredi d’Ispahan, située à l’autre côté de la place. Datant du 10e siècle, elle est plusieurs fois réaménagée et considérée comme une des Mosquées les plus abouties de l’art musulman. La visite est époustouflante, telle que la sensation est forte de se trouver devant une telle œuvre datée de plus de dix siècles. Nous visitons aussi le Pont de 33 arches dont les pieds sont à sec en cette fin de la saison sèche, avant de bifurquer sur le palais Chehel Sotun situé dans un superbe jardin, le palais de 40 colonnes et le musée des beaux-arts. Nous revenons sur la place de l’Imam pour terminer la visite d’Ispahan par celle du Palais d’Ali Qapu, de la Mausolée privée du Sheikh Lotfollât en face pour finir sur la superbe Grande Mosquée de l’Imam, son acoustique extraordinaire et ses immenses voûtes, portails, iwans et salles de prière aux mosaïques de toutes les nuances de bleue. Son portail est symétrique au fond de la place, mais une fois entrée, la Mosquée est disposée selon la direction de la Mecque. Comme leurs noms respectifs ne l’indiquent pas, c’est à la Mosquée du Vendredi que les gens viennent prier tous les jours et à la Grande Mosquée de l’Imam qu’ils viennent prier le Vendredi, d’où affluence que nous avons vue la veille. Les musulmans chiites iraniens ne prient que trois fois par jour.

Abyaneh

De jolis champs s’alternent avec des très belles montagnes et au fond, ce village en pisé rouge vieux de mille ans perché au flan de montagne au fond d’une vallée tapissée de peupliers qui promettent des belles couleurs d’automne. Des rangées de platanes chantant dans le vent rappellent notre Provence. Les hommes  portent un pantalon très large, une tunique avec ceinture et un chapeau noir avec la forme comme le chapeau ouzbek. Les femmes ont des jupes et des châles fleuris qui font un effet extraordinaire dans les rues étroites de ce village pittoresque. Ce qui fait que leur village soit devenu un spot à ne pas manquer. Toutefois, les habitants d’Abyaneh sont encore très accueillants malgré l’affluence de touristes.

Kashan

Arrivée à Kashan. L’attraction principale de cette ville est la visite des maisons de riches marchands dans le passé transformées désormais en lieu de visite touristique.  La visite est hallucinante tellement que les maisons, donc certaines comprennent jusqu’à 40 pièces, sont richement décorées, autant que dans les plus belles mosquées…

Téhéran

La grande mégalopole nous fait fuir, nous n’avons visité que le palais de Golestan, notamment sa superbe salle des miroirs et ses exceptionnels services de vaisselles offerts pas les plus grandes monarchies d’Europe aux derniers siècles, avant de quitter l’Iran.

Les Iraniens et le voyage

En Iran il y a trois lieux de pèlerinage : Mashhad, Qom et Shiraz. Beaucoup d’Iraniens voyagent dans leur grand et beau pays comme pèlerins d’abord puis tourisme après. Les hôtels qui accueillent les Iraniens d’abord avant l’arrivée des touristes, il n’est pas rare d’avoir des chambres triple, voire quadruple avec un petit coin cuisine. Ceux qui ne peuvent pas payer l’hôtel campent dans les parcs ou encore pique-niquent à côté de leurs voitures. J’ai déjà vu un bus touristique à l’arrêt avec réchauds à gaz, casseroles, fait-tout et vaisselles dans le coffre. Ils sortent des grands tapis, des coussins, de la nourriture, cuisinent et mangent en famille avant de partir à la visite des sites les uns plus beaux que les autres avec quelques centaines d’années d’histoire derrière au minimum. Puis ils campent pour l’étape avant de continuer le périple pour découvrir leur beaux et vaste pays, les Iraniens sont des grands voyageurs.

Histoire de quelques Iraniens

« Mon père est mort quand j’avais 10 ans, nous vivions dans un village à 300 kilomètres de Mashhad, ma mère y vit d’ailleurs toujours. La génération actuelle est très différente que la nôtre. J’ai acheté une voiture pour mon fils de 3 ans, ce sera sa cinquantième, or à mon âge quand j’avais demandé à mon père une voiturette, ou un vélo, ou n’importe quoi, il m’a dit qu’il me l’achèterait. Jusqu’à sa mort il ne m’a jamais acheté quoi que ce soit. Nous sommes quatre frères, je suis l’aîné. J’habite avec ma famille et celle de mon dernier frère à Mashhad. Les deux au milieu sont à Téhéran dont l’un a une agence de voyages. Ma mère, depuis la mort de mon père, vit seule dans mon village situé à environ 300 kilomètres au sud de Mashhad. Avant, ils avaient de tout dans le village : melons, aubergines, pommes de terre, tomates, volailles… on ne devait aller à la ville que pour acheter du sucre, même pas de l’huile car on a les bétails qui nous donnaient du beurre et du fromage. Depuis une quinzaine d’années, comme dans beaucoup de villages à l’Est de l’Iran, le climat change, il n’y a plus d’eau, la neige et la pluie ne tombent plus comme avant. Maintenant on n’a plus de potager, la terre est sèche, les arbres meurent sur leurs pieds. Les jeunes du village sont tous partis, ma mère reste avec des voisins, il n’y reste plus qu’une petite centaine de personnes et ils s’occupent des uns des autres. Mais ma mère ne voulait pas venir vivre à Mashhad avec ma famille. Une fois par an, on l’accueil à la maison, au bout d’une semaine, elle en a assez et me demande de la ramener dans son village… Je ne vais pas à Téhéran avec vous, c’est une ville folle, non non je préfère conduire dans les villages, ou même à Mashhad, pas Téhéran. Vous, mon frère, vous êtes habitués avec le trafic, les bouchons, la pollution, mais moi, je vais rentrer à Mashhad… Voilà Mahdi, notre guide et notre chauffeur pendant ce périple. Gentil, serviable, un peu paumé parfois, pince sans rire souvent et c’est un plaisir, il est enseignant en histoire de son état récemment reconverti en guide touristique anglophone.

Moi, j’enseigne dans des classes de plus de quarante élèves (et d’autres matières quand il n’y a pas assez de profs au collège), je n’en peux plus de les voir, ils sont devenus trop turbulents pour mon grand âge (il n’en a pas encore 45 ans). Mais les professeurs ici ne sont pas aussi gâtés que les professionnels de l’armée, par exemple, ou les médecins, il faut que je fasse un autre métier. Ma femme ne travaille pas, elle la de l’arthrite, c’est moi qui doit assurer la famille. »

« Bonjour, je m’appelle…. D’où venez-vous ? de la France ? je suis étudiant et je viens de Qom pour visiter Shiraz avec ma famille »

Quelques moments privilégiés

La visite en privé de la maison de Boroudjerdi, arrivée à presque la fermeture.

La visite quasi en privé de la grande Mosquée de l’Imam (fin de la visite) et de la Mosquée Jamed (au petit matin) à Ispahan

Les femmes, les jeunes filles surtout, sont venues vers nous pour un sourire, un rire, un échange de numéro de téléphone ou de pseudonyme sur Instargram, partout où nous allons, jusqu’à cet halte à une station d’essence, des selfies avec tout un groupe de femmes en voyage en semble dans un vieux minibus Mercedes d’un autre ère. Puis ce soir là, à l’heure de prière à Kashan, on hasardait nos pas dans la mosquée d’Agha Bozorg, dont l’architecture inspire sûrement l’architecte du Taj Mahal, devenu une école coranique. Seuls dans la mosquée dans le son de la prière par des hauts parleurs sous un ciel étoilé et lune naissante, nous nous disons qu’on a fait un merveilleux voyage dans ce pays dont la réputation souffre beaucoup aux yeux des touristes étrangers. Il faut venir voir pour savoir que le voyage en Iran est unique et indispensable pour comprendre deux mondes des musulmans, des chiites en Iran et des sunnites ailleurs.

Itinéraire

En cette saison d’été, dans les villes du sud, les visites sont faites de préférence le matin de 8h à 13h, puis après-midi repos. Vers 17h, visite ou balade libre dans le centre-ville jusqu’au soir tard. Sur Shiraz, on peut dispatcher les visites comme suit :

Jour 1 : La mosquée Nasir al Mok aux vitraux colorés (le matin), le tombeau de Hafez (ou Saadi, pas la peine de faire les deux), le jardin d’Eram (un seul suffit), le tombeau sacré de Shah Ghâbat. Après-midi découverte à pied de la citadelle de Karim Khan et le complexe de Vakil (Mosquée à 40 colonnes, le bain éventuellement, et le bazar).

Jour 2 : Persépolis et Pasargade. Fin d’après-midi visite de la résidence de Le soir balade libre au bazar ou au marché de nuit,  ou départ pour Yazd (pas de visite de la résidence).

A suivre sur http://www.ann.fr/voyage-sur-mesure/54/iran.html

Hôtellerie

En 2017, plusieurs hôtels 3*, même si les chambres sont correctes, sont assez vieillots dans la décoration. L’ouverture récente et la courte saison touristique font que ces hôtels ne fassent pas d’effort pour la rénovation, car très demandés par le marché (la plupart des clients français partant en circuit d’une quinzaine de jours au minimum choisissent cette option). Tous les hôtels sont complets longtemps à l’avance pour la haute saison touristique et plusieurs chantiers sont en cours, mais plutôt pour construire des hôtels deluxe.

 

Visite des hôtels à Shiraz :

Centre ville :

Eram 3* : il fait partie des hôtels en plein centre de la vieille ville d’où l’on explorer l’essentiel de Shiraz à pied, ce qui fait sa principale qualité. Entrée simple, un peu désuet, les chambres correctes, ultra propres, pas trop bruyantes. Le petit-déjeuner, même sous forme de buffet, est un peu répétitif et pas très plaisant pour le goût européen. La douche est à l’italienne mais sans parois, donc l’eau coule directement sur le sol de la salle de bain, pas très pratique. Une soixantaine de chambres dont plusieurs, appelées suites, sont réservées aux familles ou aux triples.

Karim Khan 4* : superbe décoration, très belles chambres (une soixantaine), il s’agit d’un hôtel tout neuf en plein centre. Quelques suites réservées aux familles jusqu’à 4 personnes.

Aryo Barzan 4*: de la même chaine que Karim Khan, il se situe juste à côté. Belles chambres (une soixantaine), belle reception, service impeccable. Quelques suites réservées aux familles jusqu’à 4 personnes.

Parsian Shiraz grand hotel 4* : En face des deux précédents, cet hôtel semble plus ancien. L’entrée est moins soignée et service semble un peu plus familial. Belles chambres (aussi une soixantaine), beaux espaces communs. Quelques suites réservées aux familles jusqu’à 4 personnes.

En construction : dans la même rue on voit hérisser un grand immeuble rond, qui sera le futur Aseman Shiraz Grand hotel, un 5* deluxe.

D’autres hôtels, la plupart des 3*, sont situés tous aux alentours de la citadelle de Karim Khan.

En dehors du centre, on a les hôtels plutôt 4 et surtout 5* avec chambres plus spacieuses (Chamran, Grand Shiraz hotel, Pars…) mais pas du tout pratique pour les balades le soir.

Yazd

La plupart des hôtels sont dans les anciennes maisons rénovées, donc pour le confort c’est assez aléatoire.

Le plus bel hôtel de charme et de luxe est le Garden hôtel, un peu à l’écart du centre, dans un jardin magnifique et le service 5*.

Les hôtels à côté de la Mosquée du Vendredi (Silkroad, Orient) sont plutôt des 2*+ et 2* avec un très bon accueil mais une clientèle plutôt peu exigeante. Les chambres sont petites, sombres, simples. La vue sur les mosquées depuis le toit où l’on peut dîner est magnifique.

Le Khane Dohad où nous nous logeons est un charmant boutique hôtel de confort 3*, mais la salle de bain est un peu étrange. Chambres petites et sans fenêtre, l’unique source de lumière est un puits au plafond comme dans l’ancien temps, la porte s’ouvre sur un patio joliment décoré mais couvert. Le ménage est plutôt approximatif et l’accueil est superficiel (cela dépend de la personne). Le petit-déjeuner est par contre exceptionnel, le plus soigneux et riche pendant tout le séjour.

Dans la vieille ville il y a aussi un 3*+, le Fadahan museum hotel, avec des chambres un peu plus confortable qu’à l’hôtel Khan Dohad, toutefois certains avis sur Tripadvisor est catastrophiques (saleté, accueil, prix).

Ispahan 

Quelques petits hôtels 3* aux alentours de la Grande Place de l’Imam. Beaucoup d’hôtels sur l’avenue des quatre jardins dont le Ali Qapu palace 4* (mieux situé) et le Parsian Kowsar * (l’autre côté du pont des 33 arches. Les 4* tiennent la promesse selon la norme iranienne, mais un peu en dessous de la norme européenne. En haute saison touristique, ils sont tous complets plusieurs mois à l’avance.

Kashan

Nous avons le choix entre les hôtels plus confortables (Negrestan 4* par exemple) à l’extérieur de la vieille ville au côté du jardin Fin ou les hôtels de style local dans la vieille ville. Plusieurs chantiers sont en cours et vu sa proximité avec Téhéran et/ou Ispahan, la disponibilité ne devrait pas être un gros problème dans quelques années voir l’an prochain.

Téhéran

Rien à signaler, il y a des hôtels, mais la circulation entre les sites et les hôtels est chaotique le jour et la nuit, et l’aéroport international est très loin de la ville.

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