Voyage en Birmanie

Récit de voyage

Repères     

ITINERAIRES ET SITES

Il est rare de voir un pays où chaque étape est marquée par une émotion si intense devant de telles merveilles.

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 Kakku, la forêt de temples

Deux voies d’accès : 1h30 minutes de route dont 1 heure sur piste depuis Taunggyi, ou une randonnée de 6 heures à travers les montagnes autour du lac Inlé. Deux festivals dans l’année, la pleine lune de mars et de novembre. Des centaines de familles de Pa-O arrivent sur leurs carrioles avec des vivres afin de passer quelques jours ensemble avec les autres au pied de la Forêt de temples.

Au milieu de la petite colline, sur plus d’un hectare, se dressent majestueusement des centaines de pagodons, stupas, temples etc… datant probablement de l’époque de Pagan (10-13 s.) On ne trouve plus de mots pour les décrire ! Plusieurs temples sont encore en bon état, mais beaucoup commencent à souffrir : statues de bouddha décapitées, temples s’effondrant au fur et à mesure… quelques autres, à demi ensevelis dans la terre, nous révèlent leurs secrets : reliques de Bouddha, la technique de construction, etc…

Rangée par rangée, on découvre de vrais trésors : forme parfaite, statues par milliers abritées dans chacune de leurs niches, les unes différentes des autres.

 RANGOON, la ville d’or et de vert émeraude

17-8Tapis infinis d’arbres et de verdure, lacs pittoresques, le nord de la ville est en parfait contraste avec le downtown, où l’on trouve les quartiers indiens, chinois, le port, les édifices coloniaux plus ou moins défraîchis… Nous sommes à Rangoon, ou Yangon, capitale de la Birmanie (ou le Myanmar; eh oui, ancienne et nouvelle appellation obligent). La promenade dans cette ville paisible est agrémentée de temps à autre par un stupa en or, brillant au soleil, ou encore par de gracieuses silhouettes de bonzes en robe safran, se protégeant du soleil avec leurs éventails.

Et bien sûr, Shwedagon, l’impressionnant édifice avec son majestueux chédi, le monument à lui seul vaut le déplacement en Birmanie. Scintillant, majestueux, somptueux, émouvant, saisissant, exceptionnel… tout cela et d’autres superlatifs encore, c’est Shwedagon ! Le plus blasé des voyageurs sera ébloui, au dépit de  toute préparation ou lecture pré-voyage. Car il n’y a pas que le stupa central, mais tout un ensemble de temples, tours, pagodes, autel et statues du Lord Bouddha par centaines, peut être par milliers…

 BAGAN, deux mille et un temples…

Lové au bord de l’Irrawaddy, sur cinquante kilomètres carré, depuis mille ans que le soleil illumine et donne  aux temples à Bagan  différentes nuances de couleurs changeant  au gré de la journée .. Deux mille cinq cent ans plus tôt, Lord Bouddha, venu sur l’autre rive de l’Irrawaddy, prédit qu’il y aurait une cité prospère qui serait  dédiée pour maintenir la religion bouddhique, et Bagan  est née mille ans plus tard. Edifiée au fur et à mesure depuis le Xè siècle, la cité atteignit son apogée au XIIIè siècle, et sombra  peu à peu dans l’oubli. Toutefois, ce que nous découvrons maintenant laisse imaginer la splendeur et la richesse inestimable des monuments du site à son époque de gloire. Beaucoup ont disparu (voir le chapitre “ terme ”). Cependant, plusieurs sont encore en bon état, car la religion est toujours pratiquée  avec ferveur  en Birmanie. Thatbynyu, Htilominlo, Ananda, Shwezigon (homologue de Shwedagon à Rangoon),… sont quelques-uns  des joyaux  exceptionnels  que  vous visiterez à votre gré.

Vous ne pouvez oublier de demander un vélo  à votre hôtel (pour cela, il vaut mieux être dans un hôtel situé dans le site), et d’aller voir le lever et le coucher  de  soleil, tous deux magnifiques. On peut aussi prendre  des  carrioles  expressément  prévues à cet effet, nombreuses aux alentours  des hôtels. Pour faire une visite réussie de Pagan, ces deux  modes  de  transport  sont à privilégier et surtout il faut y consacrer un minimum de 3 jours. Les horaires  idéaux : 6h/12h puis 4h/6h.

 PINDAYA, les grottes aux mille et un Bouddhas

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La route sinueuse menant à Pindaya est un enchantement, le paysage est tout simplement bucolique. Des champs égayés par les couleurs de différentes plantations alternent avec des villages paisibles, les scènes de travail champêtre sont suivies de temps à autre par un carré d’eau entouré de pins, où l’on voit les femmes faisant la lessive en tapant des pilons sur le linge et des enfants joyeux s’amusant dans l’eau…

Arrivée à Pindaya :  la grotte principale est située au flanc de la montagne. Les pèlerins les plus méritants semblent prendre un escalier couvert pour y monter ; d’autres, plus fatigués ou plus pressés, peuvent prendre, comme à la colline de Mandalay ou à Shwedagon, l’ascenseur.

Sous la voûte, des milliers de statues et d’images de Bouddha ou de ses disciples, toutes aussi magnifiques les unes que les autres, sont disposées suivant les formes naturelles de la grotte. L’énorme stupa à l’entrée est toujours l’objet d’une contemplation des pèlerins arrivés de tout le pays pour y apposer les feuilles d’or sur la surface. Une légende dit que la grotte mène jusqu’à Bagan (env. 400 km !) mais quelqu’un a-t-il déjà essayé ?

 KALAW, pays des Pa-O et des Danu

A deux heures de route de Pindaya et autant du lac Inlé, cette station climatique est une agréable halte sur la route Mandalay  ou Bagan – lac Inlé pour pouvoir visiter tranquillement la grotte. On peut également faire une randonnée sympathique de 5-6 heures dans les villages alentours (renseignez vous auprès de votre hôtel).

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 MANDALAY, anciennes capitales, pagodes vénérées, monastères et écoles bouddhiques

Mandalay est dotée désormais d’un aéroport international flambant neuf, pouvant accueillir de gros porteurs, et situé à 28 miles de la ville (environ 1h30 de transfert). Nous découvrons la colline de Mandalay, jalousement gardée par deux énormes lions, le monastère Shwenantaw, la pagode la plus vénérée de la Birmanie Mahamuni, ou encore le livre à ciel ouvert, le plus grand du monde, sur le canon bouddhique composé de 729 stèles à la pagode Kuthodaw…. Une balade autour de l’ancien palais s’impose au crépuscule, avis aux photographes…

L’ancienne capitale de la Birmanie est aussi entourée de sites enchanteurs:

Ava avec ses monastères exceptionnels dont le Bagaya Monastery, construit entièrement en bois de teck – 267 colonnes en teck massif soutiennent solidement ce très bel édifice blotti dans la campagne depuis 250 ans.

Amarapura, avec son fameux pont de teck d’Ubein, 1200 mètres de long. Une belle balade à pied pour aller au monastère situé de l’autre côté, puis retour en bateau au crépuscule, un pur moment de bonheur…

Sagaing, les collines à mille monastères, charmante cité qui domine l’autre rive de l’Irrawaddy.

Et Mingun, ce petit village paisible abrite le symbole même de la folie des grandeurs : l’ambitieuse pagode voulant être la plus grande du monde (qui reste malheureusement inachevée) et les édifices autour qui vont avec : on aperçoit encore la ruine de deux immenses éléphants gardiens de la pagode, et la cloche de Mingun, la plus grande du monde en état de marche (elle détient seulement la seconde place en terme de dimension, la première étant détenue par la cloche de l’église St Paul à Moscou). Deux belles autres pagodes comblent le plaisir de la découverte de cette cité, un des moments forts de la visite de Mandalay.

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 Carême Bouddhique

En juillet, août, septembre (mousson), les moines ne voyagent pas, ils sont obligés de rester dans leurs monastères pour se consacrer uniquement à la méditation.

 Fête de Kathyina

A la fin de cette période, il y a la première fête de lumière entre pleine lune d’octobre et novembre, la fête de Kathyina pendant laquelle on offre tout ce dont un moine aura besoin.

Il y a des offrandes collectives, sous forme d’arbre, puis les gens qui les offrent font un tirage au sort pour savoir à quel monastère ils adressent leurs dons.

Pendant la pleine lune de novembre, selon la croyance, tous les astres sont là, et c’est pourquoi on envoie des ballons dans le ciel.

 La fête de lumière, la fête de tous les espoirs

Pendant la semaine où la lune est là, Taunggyi (capitale de l’état Shan) vit à un autre rythme : procession de lampions, concours, rassemblement et joie font vivre toute une tradition perpétuée depuis la nuit des temps.

Ce soir-là, il y a beaucoup de monde dans les rues de Taunggyi. Sur la route principale menant à la pagode la plus vénérée de la ville située sur le sommet d’une colline, une réplique du temple d’Ananda à Pagan, boutiques, restaurants, stands se succèdent. Les filles et les garçons Shan mettent leurs plus beaux habits de fêtes. Commence alors la procession des lampions, des chars décorés, des orchestres ambulants…. une rivière infinie de lumière coule magiquement à destination du sommet de la colline. Pendant ce temps-là, sur un très vaste terrain à côté, des troupes d’une allure bizarre occupent différents coins. Elles arrivent souvent en deux camionnettes, dans le son enivrant d’un orchestre improvisé composé de quelques gongs et de tuyaux de bambou. Pendant que l’équipe technique s’affaire à démonter un grand parquet posé sur le toit de la camionnette, les musiciens continuent à jouer une musique très rythmée, des hommes se mettent à danser à la lueur des uniques lampes allumées aux chandelles.

Ca y est, ils ont sorti de l’emballage le ballon en question, fait uniquement de papier de bambou. Petit à petit, suivant la technique traditionnelle  du soufflage d’air chaud, le ballon (d’un diamètre minimum de 3m)  commence à prendre forme. Une trentaine de personnes divisée en quatre équipes synchronisent leurs efforts : la première allume des centaines de lampions de différentes couleurs, la deuxième, à l’aide de la chaleur d’un feu, gonfle  le ballon; la troisième accroche les lampions sur les crochets disposés sur la surface extérieure; et la quatrième équipe fait la même chose, mais sur un énorme cadre en bambou, dressé à l’écart.

Le moment le plus émouvant est le lâchage des ballons. Une belle légende raconte que ce jour-ci, on les lâche après le carême bouddhique afin d’exprimer la joie de revoir Bouddha…. ??? Quand tout est prêt, trois hommes, attendant avec un cerceau de feu, apportent le mécanisme comprenant des barres et des cercles métalliques . Avec un geste décisif, ils posent le dispositif juste au dessous du ballon, qui commence à prendre son envol. Un cri de joie et une danse endiablée gagne le public. Le cadre en bambou, relié au ballon, s’envole aussi. On peut lire alors une devise, un proverbe, ou encore une parole dans le canon bouddhique , dessiné par des milliers de lampions accrochés sur l’ensemble. Planant alors dans un rayon de lumière magique du clair de lune, l’immense lampion va au ciel avec tous les espoirs et joies des milliers de personnes participant à la fête.

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 Calendrier des fêtes

L’année est jalonnée de fêtes. D’origine bouddhique, souvent, mais à chaque région une note d’autochtone s’y ajoute, ce qui fait qu’il n’y en a pas une qui ressemble à une autre. Elles sont basées sur un calendrier spécial, en voici la période approximative des plus belles, afin de s’y attarder si l’on passe pas très loin.

A la mi-février, c’est la fête de la belle pagode de Mahamuni à Mandalay (5 jours). A la mi-mars, c’est Taunggyi et la pagode Swhedagon à Rangoon qui attirent le plus de fidèles (2 jours). Mi-avril, après la fête de l’eau (3 jours), le nouvel an est célébré dans tout le pays (une petite semaine). En août, c’est la fête des Nat à Taung Pyone et à Mandalay (8 jours). Septembre-Octobre, c’est la fête du lac Inle avec une procession à la pleine lune, et les courses de bateaux sur le lac (10 jours). A la même occasion, toute la Birmanie fête la lumière (2 jours juste avant la pleine lune). La même fête de lumière a lieu un mois plus tard à Kakku, à Taunggyi, et dans tout le pays. A la pagode de Shwedagon à Rangoon, un concours de tissage de robes offerts aux bonzes est organisé à la nuit de la pleine lune vers début novembre….

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