Voyage au Sri Lanka

Une île qui fait à peine plus d’un dixième de la France qui permet d’avoir un circuit pas trop fatiguant, un climat chaud et ensoleillé à l’année, un peuple amical et laborieux, des sites archéologiques de premier ordre, des beaux vestiges coloniaux, des parcs nationaux remplis de merveilles et d’animaux sauvages, des baleines, des plages à perte de vue… Sri Lanka signifie « le Paradis du bonheur » et ce n’est pas un vain mot.

Lonely Planet l’élit « une des meilleures destinations à visiter en 2013 »!

RAPPORT DE MISSION AU SRI LANKA en Décembre 2001

Sri signifie « bonheur », Lanka « le paradis ». Paradis des amoureux de vieilles pierres, de la plongée sous marine, de la nature, des animaux, de la botanique, des amoureux de sérénité. Un des rares pays en Asie où l’on ne se heurte pas à une surpopulation omniprésente, excepté à Colombo et au centre ville de Kandy. La sérénité bucolique de ses campagnes est l’une des premières choses qui surprend le voyageur.  La mousson du Nord Est à peine arrivée , toute la région du Nord présente des étendues infinies de champs non cultivés (deux saisons de travail seulement corrélant à deux saisons de mousson). Quelques carrés de bananiers, de maïs, de cocotiers et de jeunes pousses de riz ont du mal à se faire une place parmi les lianes, les lierres, les buissons et les broussailles qui se déploient de toutes leurs forces. Réservoirs, lacs artificiels jalonnent la promenade (les rois lankais ont entrepris de nombreux ouvrages depuis près de deux mille ans pour irriguer  le pays).  Les routes sont bonnes et sans encombrement, sauf aux abords des villes. La terre dans la partie Nord est humide, contrairement à Hambantota et à la côte Sud où l’on récolte du sel, ou dans les hautes terres où théiers, caféiers et épices dominent le paysage.

Il fait bon de se balader à vélo à Anuradhapura pour contempler les vestiges du premier royaume lankais, donner un biberon à un éléphant à Pinnawela, faire une offrande parmi les kandyens et les pèlerins srilankais lors du puja de 6 heures du matin au temple de la Dent ; escalader le rock de Sigiryia pour aller à la rencontre de ces demoiselles mythiques immortalisées par les peintures rupestres sur le rocher du Lion, s’éblouir devant la richesse époustouflante des peintures sacrées aux grottes de Dambulla ; déguster un pur thé de Ceylan comme faisait Lord Mounbaten à la terrasse du Grand Hôtel ou dîner en costume-cravate au Hill Club, faire un safari à dos d’éléphant ou grimper le pic d’Adam, faire de la randonnée à Horton Plains, lézarder sur du sable chaud et fin comme du sucre en poudre à Koggola, ou à Bentota ; loger dans cet ancien palais Mount Lavinia dominant la mer et aller manger un homard au Golden Mile, le plus  couru et plus connu de tout Colombo, prendre un train dont les wagons n’ont guère changé depuis 60 ans pour monter à Nuwara Eliya pour voir défiler devant soi vallées, monts, balcons, chutes d’eau, cascades, théiers… à perte de vue. Ce petit pays insulaire dans l’océan indien où cohabitent bouddhistes, hindouistes, chrétiens, musulmans est un paradis des voyages en individuel où chaque jour apporte sa bonne surprise.

Les vagues de l’après midi sur la plage de Negombo n’ont rien à envier à celles de Bali : le courant fort, rend la baignade difficile, voire dangereuse pendant la mousson et les jours de grandes marées de la pleine lune. Un chapelet d’hôtels allant du guesthouse au 4* où tout est prévu et fait pour charmer les clients ; les boutiques, surtout de pierres précieuses, les cybercafés et les restaurants fleurissent sur Lewis Place, où une cathédrale fait face à un temple Hindou… Mais plus bas, à l’approche du marché aux poissons, vous verrez les bateaux de pêche multicolores, ancêtres du catamaran louvoyer entre les mangroves et les jacinthes d’eau. Negombo reste toujours un gros bourg. A l’orée de Colombo, la capitale, Negombo a l’intérêt d’être plus près de l’aéroport, où il fait bon de passer sa dernière nuit après un circuit afin d’attraper son avion du lendemain, toujours programmé à des heures pas possibles. Il y fait bon de troquer cet air étouffant de Colombo à la brise de mer, de goûter aux spécialités locales que sont les produits de mer, dont les excellents homards et les langoustes grillées…

Les deux meilleurs hôtels (s’alignant tous sur la plage) sont tout de même le Blue Oceanic et le Royal Oceanic, quelques autres (Camelot beach, Sunset beach, Seashells) sont un peu moins bien entretenus, et sont surtout dépourvus de chambres  climatisées.

Anuradhapura, premier royaume lankais, est situé au centre nord de l’île. Homologue de Pagan en Birmanie et Sukhothaï en Thaïlande, le site est niché dans un cadre luxuriant. Une jungle touffue de buissons et de hautes herbes, ponctuée par des arbres centenaires entoure Tissawewa Resthouse, la vieille demeure, restée figée depuis 1907 avec ses meubles, son patio ombragé, ses grandes chambres, ses sanitaires . Le dîner est servi par un personnel stylé qui porte tant d’attention et de cordialité qu’on a réellement l’impression d’être chez soi, servi par ses propres serviteurs depuis toujours, stupéfiant !

Ce petit matin, joyeux sur la selle d’une vieille bicyclette hollandaise, on part à la découverte de ce royaume perdu. Des petits sentiers menant à des Dagoba, ces immenses cloches blanches contenant des reliques de Bouddha et de ses disciples qui dressent leur majestueuses silhouettes parmi tant de temples, pagodes, colonnes,… et l’arbre Bo, l’arbre sacré, objet des pèlerins arrivant de toute l’île et d’autres pays, accueille  encore tous les matins les mêmes ferveurs et les mêmes adorations depuis deux mille ans. Oiseaux, corbeaux, kingfishers, singes, vaches, écureuils, chiens égaient la promenade.

Encore des routes bucoliques à travers des villages cachés sous les manguiers, les jacquiers chargés de fruits et hibiscus, tamariniers en fleurs flamboyants, des lacs bordés de banians centenaires. Nous sommes arrivés à Avukana, une immense statue de Bouddha debout datée du Ve ou du VIIIe siècle (les avis sont partagés). On n’entend que le chant des oiseaux et celui des feuilles de l’arbre Bo drapé des bandes de drapeaux bouddhiques comme au Tibet. L’ambiance de recueillement est totale.

La visite laborieuse du site archéologique de Polonaruwa, où l’on découvre les vestiges du palais royal daté du Ve siècle, clôture cette journée remplie d’émotion. Dominant au sommet de la colline, l’hôtel Giritale semble être perdu dans une verdure luxuriante. Quelques daims broutent tranquillement à côté de la piscine, des singes accrochés à l’arbre attrapent n’importe quelle épluchure de banane qu’on leur tend.

Le soir arrive, la brume s’étend sur le lac artificiel de Giritale, datant du Ve siècle. Lointaine, la prière d’un de ces nombreux monastères glisse sur l’eau, quelques petites lumières lointaines laissent deviner l’existence de quelques villages sur l’autre bord.

La montée est rude pour escalader le Rocher du Lion, personne ne veut se limiter au niveau bas où l’on découvre la peinture rupestre des demoiselles de Sigiryia, la vue du haut étant  époustouflante. Quelques hôtels dans ce périmètre semblent noyés dans leur jardins et gazons (Sigiryia et Sigiryia Village, où encore le célèbre Culture Club ou le charmant Lodge). On peut d’ailleurs prévoir un séjour ici pour rayonner dans toute la région et, ainsi, éviter  de déménager tous les jours.

Un peu plus loin, dans les cinq grottes de Dambulla, quinze siècles d’adoration de la doctrine de Bouddha se déroulent sur le plafond. Couleurs éclatantes, statues géantes , des peintures par milliers recèlent la légende bouddhique par des artistes inconnus. Le lieu est tout simplement magnifique. Les pèlerins, toujours aussi nombreux et fervents, déposent offrandes et fleurs de toutes sortes devant les statues de centaines de Bouddha, datant de plusieurs époques différentes. La ferveur monte à son apogée au temple de la Dent de Kandy, lors de ce puja (cérémonie d’offrandes) du matin où les familles entières arrivent dès l’ouverture, vêtues généralement dans les habits blancs, sarees pour les femmes et dhotis pour les hommes, les mains chargées de fleurs de jasmin, de frangipanes et de lotus, ou encore de nourriture. Dans une musique étrange de tambour et d’une sorte de trompette locale résonnant sur toute la ville, nous entrons dans l’autel principal devant la salle sacrée de la relique. Une militaire, les yeux mi-clos, mains jointes au dessus de la tête, fait sa prière avant d’ouvrir l’autel aux autres pèlerins et de faire son devoir de surveillance. Les gens se parlent à voix basse, même les enfants sont sages, puis la salle des reliques est ouverte, mais les étrangers ne sont pas autorisés à y pénétrer. Je descends en bas, suivant une femme pour aller dans un autel sur la gauche. Il y a trois autres personnes et moi, tout le monde suit la prière du bonze présidant la cérémonie, l’ambiance est quasi privée.

Sortant du temple, on descend doucement sur les berges du lac, pour prendre le petit déjeuner à l’hôtel Suisse dans une salle immense en teck avec vue sur tout le centre ville, le temple et le lac, le tout sous l’œil attentif d’un personnel impeccable très British.

Dans les rues animées de Kandy, nous tardons dans une librairie au marché central. Frustrée de ne pas pouvoir faire quelques photos sur les fresques de Dambulla, j’exprimais mon souhait de trouver un livre, « Rock Paintings in Srilanka ». Le libraire, gêné de ne pas pouvoir avoir cet ancien livre en stock, m’indique le nom de l’auteur, Seneka Bandaranayake, le nom de la librairie Second hand Jingle Bells et celui de son propriétaire, un certain monsieur Ariyananda, la façon d’y aller. « Quand vous êtes sur le carrefour de la gare de Kandy, il faut que vous disiez au chauffeur de prendre l’autre route sur la gauche vers William Gopallawa Mawatha, la librairie se retrouve juste avant le passage à niveau »… comme si je serai une kandyenne, une de ces nombreuses belles srilankaises avec leur sarees spéciales de la région, rehaussées d’un volant juste après le tour de taille.

C’est une des celles-ci que m’a guidé dans la visite de l’hôtel Mahaweli reach, un luxueux établissement situé sur l’autre rive du fleuve qui traverse Kandy. Nous entrons dans la suite présidentielle, trois chambres donnant sur un immense salon et toutes les dépendances, le tout joliment décoré, pour la modique somme de 300 USD la nuit. Mais le must de l’hôtel n’est pas la suite au quatrième étage, il se situe au sous-sol presque, dans un hangar derrière l’hôtel. Une collection de voitures anciennes ! Une Roadster 1958 côtoie une Healey Sprite MK IV datée en 1969, une rangée d’Austin noire des années 60 rivalise une Sunbeam Alpine rouge de 1953… Une Peugeot 203 de l’année 1954 se pose négligemment à côté d’une Mercedès 180, lui est juste en face d’une MG Magnette 1958… Tout est en état de marche. C’est là où l’on réalise la signification de la phrase « le temps semble s’arrêter ici » ! Oui, le temps de la colonie s’est arrêté définitivement dans cette nostalgique collection du Mahaweli reach…

Ce matin, on part tôt, la route n’est pas longue, mais elle monte. De 500 mètres, par une route panoramique en lacet, pour arriver à Nuwara Elyia, située à plus de 2000 mètres. Rapides, chutes d’eau, profondes vallées, cascades, montagnes majestueuses précèdent l’arrivée à « la petite Angleterre ». Station climatique très prisée du temps des Anglais, on y découvre agréablement quelques hôtels entretenant encore jalousement un passé qui n’est pas si lointain. Salon de billards cosy, grands fauteuils en cuir dans les salles de lecture, salle de jeux avec fléchettes et échecs, la terrasse avec vue sur le jardin pour le tea time, chambres immenses avec meubles d’époque, façades à colombages,  même la brume écossaise y est. Saint Andrew avec son golf, Grand Hôtel avec ses fastes, Hill Club avec le personnel tout en gants blancs et le manoir écossais, à peine croyable.

Puis nous redescendons à Ella, le petit village possédant quelques belvédères donnant des vues sur une gigantesque gorge plongeant sur la côte Sud. Collines de théiers sont remplacées petit à petit par des cocotiers, des mangroves et des salines. Nous sommes à Hambantota, le point de départ au bord de la plage pour découvrir le parc d’Yala avec ses troupeaux d’éléphants et la réserve ornithologique de Bundala, où des milliers de flamants ont élu domicile.

En longeant la côte sauvage du Sud, nous découvrons les plages de Hambantota (Hotel Peacok et Oasis) et Weherahena, où les vagues sont assez dangereuses pour la baignade, de la région de Tangalla où les villageois sont spécialisés dans la fabrication de Curd (yoghurt de lait de buffle) ; on le devine selon les étalages de pots en terre cuite placés devant chaque maison et le nombre de voitures s’arrêtant pour en acheter quelques un. Puis on arrive Matara, le royaume des masques en bois avec ses plages peuplées de tortues géantes venues y pondre leurs œufs. Beaucoup de guesthouses, peu d’hôtels de confort international, mais ceci n’est pas trop grave, car la plage n’est pas encore très propice pour la baignade par ici ; on peut noter toutefois le Nature Resort et le Tangalla Bay.

Imaginez du sucre blanc et cristallin, fermez les yeux, écoutez le chant des vagues, et plongez dans cette eau bleue émeraude de 26/27°C. Nous sommes sur la merveilleuse plage de Koggolla Beach. La région n’est pas encore très développée, mais l’hôtel Koggalla Beach Resort a déjà prévu une formule all inclusive, très prisée par les familles, pour des vacances avec les pieds dans l’eau et à tête reposée, un bon hôtel 3 étoiles avec de grandes chambres joliment meublées, tout confort et son buffet à thème qui change tous les jours. Une sérieuse alternative avec la République Dominicaine et Cuba…

Galles, ce nom qui fait tant rêver, siège fièrement sur son fort. La petite balade de la vieille ville grouillant de monde au quartier du fort est un enchantement. Galles, c’est cette église hollandaise, cette horloge qui montre toujours l’heure exacte depuis le début du siècle dernier, ces maisons coloniales au charme désuet qui se mélangent merveilleusement aux petites maisons de style kandyen, ces élèves en uniforme, bien sérieux, qui se baladent en troupe sur la citadelle… Galles, c’est  goûter au charme chaleureux et simple de Lady Hill, ancienne demeure anglaise rénovée avec goût et apprécier une vue imprenable depuis la fenêtre de sa chambre (il n’y en a que 15) immense dont le couvre lit est fait d’authentiques dentelles, fière spécialité de la ville, connue du monde entier. Ou préférer le luxe de l’une des 63 chambres du Lighthouse Hotel, au pied du phare ; chants des vagues comme ambiance de fond et escalier monumental décoré de vieilles statues en bronze d’une armée de taille réelle perdue dans l’histoire pour regagner le restaurant au petit déjeuner… Tous les deux, comme les autres hôtels dignes de ce nom sur la côte, offrent une ou plusieurs piscines pour alterner avec les bains de mer. A quelques kilomètres, des étendues de sable fin à perte de vue de la plage d’Unawatuna assouviront les âmes plus rêveuses.

Hikkaduwa, la plage des plongeurs. Dommage que la barrière de corail soit bien endommagée par El Niño et ses courants chauds, elle offre maintenant beaucoup moins de couleurs. Un hôtel simple, le Reefcomber, 2*, et le Coral Garden, 5* sont nos hébergement de référence pour cette plage. Nous arrivons à Kosgoda avec sa lagune, où nous avons les bungalows du Kosgoda Beach Resort, classé 4*,  à moins qu’on ne préfère le luxe de Saman Villas.

Avant d’arriver à Colombo, les plages d’Ambolangola (le top est le Triton à Ahungala), de Bentota (le meilleur est Taj Exotica) et d’Alutgama (deux club ALL INCLUSIVE de Mermaid et de Sinbad) offrent toutes une multitude de possibilités d’hébergements pour tous les budgets, les restaurants de fruits de mer, et une animation bon enfant des plages connues, mais c’est encore très loin des animations de Phuket…

Une halte s’impose à Mount Lavinia, la plage des locaux arrivant de Colombo surtout pour le week end dans ce majestueux hôtel trônant sur les hauteurs, surplombant la mer, le Mount Lavinia Hotel, honoré par Lord Mounbatten, le dernier gouverneur de l’île… Le passé britannique est encore très présent, jalonne chaque étape, le mélange avec la culture srilankaise est un vrai bonheur pour le voyageur.

Dans les rues animées de Kandy, nous nous attardons dans une librairie du marché central. Frustrée de ne pas pouvoir faire quelques photos des fresques de Dambulla, j’exprime mon souhait de trouver un livre, « Rock Paintings in Srilanka ». Le libraire, gêné de ne pas pouvoir avoir cet ancien livre en stock, m’indique le nom de l’auteur, Seneka Bandaranayake, le nom de la librairie Second Hand Jingle Bells et celui de son propriétaire, un certain monsieur Ariyananda, ainsi que la façon de s’y rendre. « Quand vous êtes sur le carrefour de la gare de Kandy, il faut que vous disiez au chauffeur de prendre l’autre route sur la gauche vers William Gopallawa Mawatha, la librairie se retrouve juste avant le passage à niveau »… comme si je étais une kandyenne, une de ces nombreuses belles srilankaises avec leur sarees spéciales de la région, rehaussées d’un volant juste après le tour de taille.

C’est l’une de celles-ci que m’a guidé dans la visite de l’hôtel Mahaweli reach, un luxueux établissement situé sur l’autre rive du fleuve qui traverse Kandy. Nous entrons dans la suite présidentielle, trois chambres donnant sur un immense salon et toutes les dépendances, le tout joliment décoré, pour la modique somme de 300 USD la nuit. Mais le must de l’hôtel n’est pas la suite au quatrième étage, il se situe au sous-sol presque, dans un hangar derrière l’hôtel. Une collection de voitures anciennes ! Une Roadster 1958 côtoie une Healey Sprite MK IV datée de 1969, une rangée d’Austin noire des années 60 rivalise avec une Sunbeam Alpine rouge de 1953… Une Peugeot 203 de l’année 1954 se pose négligemment à côté d’une Mercedès 180, lui est juste en face d’une MG Magnette 1958… Tout est en état de marche. C’est là où l’on réalise la signification de la phrase « le temps semble s’arrêter ici » ! Oui, le temps de la colonie s’est arrêté définitivement dans cette nostalgique collection du Mahaweli reach…

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